Le road-trip musical américain d'un compositeur normand


Du 17 au 25 janvier 2017, après parcouru les routes de France, pour promouvoir son nouvel album, le compositeur normand de musique électro, Wax Tailor, se produit aux Etats-Unis. Une tournée qui l'amène de Philadelphie (Pennsylvanie) à Pontiac (Missouri), en passant par Boston (Massachusetts), New-York et Washington, avec un crochet par quelques villes du Canada et du Québec.

Juste retour des choses pour cet artiste qui a trouvé l'inspiration des compositions de son 5e album, By Any Beats Necessary", en parcourant les Etats-Unis. Son titre fait référence au discours prononcé en 1964 par Malcom X, prêcheur défenseur des droits des afro-américains assassiné en 1965. Mais, aussi, au roman "On The Road", de Jack Kerouac, l'inspirateur de la Beat Generation. 

"Dans un contexte où l'on a tous besoin d’évasion, j’ai pensé ce disque comme une sorte de bande originale d’un road-trip, à travers les grands espaces", explique Wax Tailor, de son vrai nom Jean- Christophe Le Saoût. "Je me disais, ici on est dans le delta du Mississippi et là, sur la route du Nouveau Mexique. J'avais vraiment besoin de ces repères, pour me projeter, dans ce road-trip aux Etats-Unis." Pour faire vivre vocalement ses nouvelles compositions, le musicien normand s'est entouré de "guests stars" américaines. Notamment, le rappeur Dennis Colles, alias Ghostface Killah et l'artiste soul Elmer "Lee" Fields. D'où un son oscillant entre electro-western, soul, pop et rap. A l'issue de sa tournée mondiale, Wax Tailor sera de retour en France, le 30 mars 2017, pour un concert au Zénith de Paris. 


Des stars de la country fêtent l'investiture de Donald Trump


Le 19 janvier 2017, la veille de son investiture, en tant que 45e président des Etats-Unis, Donald Trump réunit deux stars de la musique country américaine, à l'occasion d'un concert gratuit, au Lincoln Memorial, à Washington.

Parmi eux, le californien Lee Greenwood (photo de gauche), vétéran de la country de 74 ans, qui s'est produit aux trois dernières investitures républicaines. Ayant enregistré une vingtaine d'albums, depuis les années 1960, le chanteur est célèbre pour sa chanson composée en 1984 "God Bless the USA" (Que Dieu bénisse les Etats-Unis). Celle-ci a connu de nouveaux succès, en 1991, lors de la première guerre du Golfe, puis des attentats du 11 septembre 2001 et à l'époque de la guerre en Irak. "Je suis honoré de participer de nouveau à l'histoire et de chanter pour le président élu Donald Trump", explique Lee Greenwood. "Il s'agit d'un moment pour relever ensemble les défis de notre pays". 

L'un des plus célèbres chanteurs country américain des années 1990, le quinquagénaire Toby Keith (photo de droite), originaire de l'Oklahoma, se produit également, durant ce concert d'investiture. Lors des attentats du 11 septembre 2001, il avait chanté "Courtesy of the Red, White and Blue, The Angry American" (De la part des Rouges, Blancs, Bleus, les Américains en colère), une chanson qui appelait à prendre les armes en Afghanistan.  

Très patriote, Toby Keith se produit souvent devant les troupes américaines déployées sur les théâtres d'opérations. Dans chacun de ses clips vidéos, le chanteur arbore le drapeau américain, comme dans sa chanson "American Soldier". Toby Keith a également souvent chanté aux côtés d'une grande figure mondiale de la country, Willie Nelson. Même si, suite à l'élection de Donald Trump, ce dernier a écrit la chanson "Delete and Fast Forward" (Supprimer et avancer rapidement), conseillant aux américains d'oublier les quatre années à venir. Quant à la superstar de la country, Garth Brooks, il s'était produit, lors du concert d'investiture de Barack Obama, en 2009, au même Lincoln Memorial, à Washington.

 

Monet exposé en tricot à New-York


Du 13 au 15 janvier 2017, la reproduction géante d'un tableau du peintre Claude Monet était présentée au salon "Vogue Knitting Live", à New-York. Cette oeuvre, de 6 mètres de haut et de 4 mètres de large, a été réalisée en assemblant 15.000 carrés de laine de 5 cm de côté, tricotés dans la gamme des 60 couleurs utilisées par le peintre, par des tricoteuses et tricoteurs Normands, mais aussi de l'ensemble de la France, ainsi que de plusieurs pays européens.

Le tableau pris pour modèle est la "Jeune femme à l'ombrelle tournée vers la gauche" (1896), visible au Musée d'Orsay à Paris. Il représente l'une des belles-filles du maître de l'impressionnisme. Posant en contrebas d'un talus, sur un fond de ciel bleu nuageux et un premier plan de verdure et de fleurs, la jeune femme, vêtue d'une robe blanche retient son ombrelle, afin qu'elle ne soit pas emportée par le vent.

La copie tricotée de l'oeuvre de Claude Monet a été réalisée en 2016, à Rouen (Seine-Maritime), dans le cadre de l’opération "Ensemble, nous sommes Monet", organisée, à l'occasion de l'année de l'impressionnisme en Normandie




Il y a 100 ans disparaissait Buffalo Bill



Le 10 janvier 1917, William Frederick Cody, alias Buffalo Bill, s'éteignait à Denver (Colorado). Figure mythique, mais controversée, de la conquête de l'Ouest américain, il avait été chasseur de bisons, puis, éclaireur de l'armée américaine, avant de devenir l'acteur de sa propre légende, au sein de son spectacle équestre itinérant, le "Wild West Show". 

Directement à l'origine de la fondation du mythe de la conquête de l'Ouest, le spectacle imaginé par Buffalo Bill a en effet influencé les premiers films westerns, auxquels il a d'ailleurs participé. A chacun de ses séjours en France, en 1889 et 1905, le passage du "Wild West Show" fut un triomphe. Cette partie de la vie de Buffalo Bill a fait l'objet d'un très beau livre, qui retrace l'histoire de ces spectacles équestres, de 1883 à 1913, auxquels participèrent de véritables cow-boys et Indiens, des bisons et des centaines de chevaux. C'était l'époque, où la fascination pour la conquête de l'Ouest était à son apogée.


"Buffalo Bill et le Wild West Show - Légende et postérité" de Jacques Portes aux éditions du Chêne - 191 pages - 24,90 €

Neil Young : albums 1973-75 réédités en vinyle


Si vous ne possédiez pas en version vinyle ce seul album live de Neil Young, non existant en CD et uniquement composé d'inédits, profitez-en ! En plus de "Times Fades Away" (1973), vous pourrez vous procurer, "On The Beach" (1974) et "Tonight The Night" (1975). Ce qu'on appelle la "Ditch Trilogy" (Trilogie du fossé), seulement publiée en coffret de 4 vinyles, en 2014, à l'occasion du "Disquaire Day", avec l'album "Zuma", qui marquait le retour à une période plus optimiste de Neil Young.

Suivant l'album "Harvest" (1972) et la bande-son du film "Journey Through The Past" (1972), véritable fiasco commercial, les années 1973-1975 constituent pour Neil Young, l'une de ses périodes les plus dramatiques. Danny Whitten, guitariste du groupe Crazy Horse, son backing band préféré vient de mourir d'une overdose. De même que l'un de ses roadies, Bruce Berry, qu'il vient de renvoyer pour vol d'une guitare. 

A cette époque, le "Loner" est en pleine tournée aux Etats-Unis. Mais, au lieu de satisfaire son public en jouant ses principaux hits, il interprète des titres inédits. Remastérisés, à partir des bandes originales, les quatre albums sont réédités, en respectant les pochettes vinyles originales.


"Don't Be Denied", l'un des titres de "Times Fades Away", enregistré en 1974, au stade de Wembley à Londres


Rétrospective Hermann au festival d'Angoulême


Du 26 au 29 janvier 2017, la 44e édition du festival international de la bande dessinée d'Angoulême (Charente) consacre une exposition rétrospective de l'oeuvre du dessinateur belge, Hermann Huppen, Grand Prix 2016 de cet évènement incontournable de l'édition BD mondiale. 

166 des quelques 5 000 planches produites par le créateur, entre autres, des séries westerns "Comanche" et "Jeremiah" sont présentées à cette occasion. Si Hermann s'est exprimé pratiquement à travers tous les genres de la bande dessinée, c’est bien dans le western où il a réussit la plus belle osmose entre l'homme et la nature, ses deux thèmes de prédilection.  


Publiée pour la première fois, en 1969, dans le journal "Tintin", la série "Comanche" se déroule dans un ranch du Wyoming, dont la propriétaire est surnommée Comanche. Le Far-West décrit par Hermann est violent et brutal, loin de l'idéalisme des westerns hollywoodiens des années 1950. Et les personnages qu'il met en scène sont de vrais durs, des hommes sans scrupules, qui sentent la sueur et la haine. 

Si elle ne fait pas, à proprement parler, des BD du genre, la série "Jeremiah" est un western post-apocalyptique, se déroulant au lendemain d'une explosion nucléaire, ayant fait revenir les Américains 300 ans en arrière. Comme à l'époque de la conquête de l'Ouest, c'est la loi du plus fort qui s'impose, dans ce monde post-nucléaire, où des bandes de pillards et des animaux sauvages sèment la terreur


En 1999, Hermann a conçu un album western, "On a tué Wild Bill", demeuré un "one-shot", qui n'a donc pas fait l'objet d'une série. Son scénario évoque le destin d'un garçon vivant à Deadwood, aux côtés de deux oncles chercheurs d’or. Il est témoin du meurtre de toute une famille dont il connaît la fille, le jour même où le célèbre shérif Wild Bill Hickok est abattu en pleine rue dans le dos. Dissimulé des assassins, le jeune garçon n’a aperçu que les bottes de leur chef dont le motif reste gravé dans sa mémoire. Jusqu’au jour où il retrouve le propriétaire de ces bottes et se venge. 

Enfin, à l'occasion du festival d'Angoulême, Hermann et son fils Yves H. nous proposent une nouvelle série western, "Duke", dont le premier tome, "La boue et le sang", se déroule dans le Colorado. L'histoire d'un shérif qui va devoir régler, par les armes, un conflit entre mineurs et propriétaires terriens. Une nouvelle création qui témoigne de l’attachement du dessinateur au western.


"Hermann, le naturaliste de la bande dessinée" - Festival international de la bande dessinée - Espace Franquin, salle Iribe, 1, boulevard Berthelot à Angoulême, du 26 au 29 janvier 2017