Emmylou Harris, la "reine de la country," en concert en France


Emmylou Harris, légende vivante de la musique country américaine, se produit le 29 juillet 2017, dans le cadre de la 30e édition du festival "Country Rendez-Vous" de Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire). Intronisée au Country Music Hall of Fame, en 2008 et récompensée par de nombreux prix prestigieux, cette auteure-compositeur-interprète a enregistré près d'une trentaine d'albums, en 40 ans de carrière, et en a vendu 15 millions d'exemplaires. 

Emmylou Harris a collaboré avec les plus grands artistes des années 1960-1970. Ceux de la country, bien sûr, comme Johnny Cash, Willie Nelson, Dolly Parton, Linda Ronstadt, Gram Parsons, Lucinda Williams ou encore Lyle Lovett. Mais, aussi, avec les grands du folk-rock et de la musique pop, tels Bob Dylan, Neil Young, Elvis Costello Mark Knopfler, Daniel Lanois, Beck, Ryan Adams, ou plus  récemment avec Rodney Crowell. 

Créé en 1988, à Dore-l'église (Puy-de-Dôme), un village de 600 habitants, le festival "Country Rendez-Vous" se déplace d'une quinzaine de kilomètres, en 1993, dans la localité de Craponne-sur-Arzon (2 000 habitants), où il continue, depuis, d'être organisé chaque année. 

En 1996, l'évènement accueille la chanteuse country de l’année aux USA, Alison Krauss, accompagnée de son groupe Union Station et en 1997, le guitariste et compositeur Steve Earle. 

Quatre ans après, la barre des 15 000 spectateurs est franchie et en 2007, le festival est officiellement reconnu aux Etats-Unis. Il se voit décerner quatre récompenses, dont celle de meilleur festival européen, par la Country Music Association de Nashville (Tennessee) et par le maire de cette localité, ainsi que par les gouverneurs des Etats du Texas et du Tennessee. Les spécialistes reconnaissent unanimement la qualité de la programmation musicale du "Country Rendez-Vous", dont la principale caractéristique reste l’éclectisme, toutes les variétés de la musique country étant représentées sur scène.

Implanté dans un amphithéâtre en plein air, sur un site de 7 hectares, le festival propose également des évènements "off", afin de donner encore plus d’ampleur à l’évènement : parade de voitures américaines, pom-pom girls, concerts en ville, stages de danse, etc... animent le bourg de Craponne-sur-Arzon et ajoute encore à la convivialité de l'évènement. 

Téléchargez le programme du festival "Country Rendez-Vous" de Craponne-sur-Arzon (Haute-Loire) du 28 au 30 juillet 2017



U2 sur scène à Paris et... à l'Elysée


Le chanteur Bono, en 1987,  lors de la tournée US de U2
La tournée mondiale du groupe irlandais U2, célébrant les 30 ans de l'album "The Joshua Tree", fortement inspiré par les Etats-Unis, était de passage, les 25 et 26 juillet 2017, au stade de France, à  Paris. A cette occasion, son chanteur Bono, président de l'organisation non gouvernementale "ONE", a été reçu, le 24 juillet, par le Président de la République française Emmanuel Macron. 

Débutée le 12 mai 2017, à Vancouver (Canada), la tournée anniversaire de U2 se termine le 1er août 2017, à Bruxelles (Belgique). Entre temps, elle a sillonné les USA, de Seattle à Cleveland, en passant par San Francisco, Dallas et Chicago. Inspiré par les périples américains du groupe et l'exploration des racines blues, folk et gospel des Etats-Unis, "The Joshua Tree" a consacré la stature internationale du groupe irlandais, en le classant N°1 dans 23 pays. L'album, qui inclut les hits "With or Without You", "Where the Streets Have No Name" et "I Still Haven't Found (What I'm Looking For)" [voir vidéo ci-dessous], s'est vendu à 28 millions d'exemplaires !
 

C'est à l'occasion des concerts américains de la tournée d'Amnesty International "Conspiracy of Hope", en juin 1986, aux côtés de Joan Baez, Peter Gabriel, Lou Reed et Sting, que naît l'idée de l'album "The Joshua Tree". Les américains rencontrés à cette occasion et les évènements qui ont secoué, à l'époque, l'Amérique du président Reagan, ont, selon le bassiste de U2, Adam Clayton,  influencé la conception du disque. Au point que Bono, le chanteur charismatique du groupe, avoue avoir écrit, à cette occasion, des paroles plus profondes que sur leurs quatre précédents albums. Il le considère même comme le plus littéraire. "Pour The Joshua Tree, j'ai eu le sentiment qu'il était temps d'écrire de véritables paroles, tirées de mon expérience,qui voulaient dire quelque chose."

Le titre du disque fait référence à un cactus de 10 mètres de haut, l'arbre de Josué, de la famille des yuccas, que l'on trouve dans le désert des Mojaves, près de la ville de Darwin (Californie). Longtemps, lieu de pèlerinage pour les fans de U2, celui qui figure sur la pochette du disque est, hélas, tombé en 2007. 




Lollapalooza : l'Amérique musicale a débarqué à Paris


Après Chicago, São Paulo, Buenos Aires et Berlin, Paris s'est mis à l'heure américaine, en accueillant, les 22 et 23 juillet 2017, le festival musical itinérant "Lollapalooza", sur l'hippodrome de Longchamp. 110 000 personnes sur deux jours y ont assisté et on vu s'y produire les grands groupes du moment, tels les Californiens Red Hot Chilli Pepers et Rival Sons, ou la new-yorkaise Lana Del Rey.

Créé en 1991 par le leader du groupe de rock californien Jane's Addiction, Perry Farrell, le festival "Lollapalooza" - initialement dédié à la musique punk et au rock expérimental - sillonne les routes des États-Unis et du Canada, durant 7 étés consécutifs. Arrêté en 1997, le festival est relancé en 2013. Sa nouvelle version s'exporte désormais au Brésil, en Argentine, en Allemagne et, pour la première fois, en 2017, en France. Près d'un millier d'Américains ont prévu d'y assister.

Festival "Lollapalooza" - 22 et 23 juillet 2017, hippodrome de Longchamp à Paris



Quand Claude Rich rêvait d'Amérique


L'acteur français Claude Rich s'est éteint le 20 juillet 2017, à l'âge de 88 ans, à son domicile d'Orgeval (Yvelines). En 1949, il a 20 ans et comme nombre de jeunes français de cette époque, il rêve d'Amérique.

"J'ai connu les Etats-Unis, d'abord par le cinéma, la littérature et ensuite à l'arrivée des Américains à Paris, lors de la Libération", se rappelle Claude Rich *. "Lorsque j'étais au Conservatoire de Paris [1949-1953], beaucoup d'acteurs américains ont été mes modèles : Cary Grant, James Stewart, etc... des personnages un peu lunaires et d'un humour extraordinaire." Cependant, le comédien n'a pas l'occasion de tourner aux Etats-Unis ou avec un réalisateur américain. "Mon cas ressemble beaucoup à celui des personnages de la bande dessinée Zig et Puce, qui veulent toujours partir en Amérique, mais n'y arrivent jamais, car il y a toujours une catastrophe." 

Mais, 51 ans après la fin de la Seconde guerre mondiale, Claude Rich parvient à poser pour la première fois le pied, aux Etats-Unis. C'est en 1996, à l'occasion de la première mondiale à New-York du film "Désiré" de Bernard Murat, d'après Sacha Guitry. "Je suis très ému à l'idée de me rendre aux USA, parce qu'il est incroyable qu'ayant tourné au Canada, en Amérique du Sud, je n'ai pas encore eu l'occasion de venir aux Etats-Unis." 

D'origine alsacienne, la famille de Claude Rich parlait français et allemand et le futur acteur a donc appris la langue germanique, sans jamais acquérir les bases de l'anglais. Ce qu'il aurait fait, en revanche, s'il avait eu à jouer dans cette langue. "Si j'avais fait du cinéma, j'aurais appris l'anglais parce que j'en aurais eu besoin", avoue le comédien. "Au théâtre, lorsque j'allais voir des pièces en Angleterre, je ne comprenais pas très bien, on me les traduisait mot à mot, mais j'avais leur musique en moi." Ce qui explique, sans doute, pourquoi Claude Rich a joué, à plusieurs reprises, du Shakespeare, au théâtre... "in french, of course" !

* Propos de Claude Rich recueillis en avril 1996, par Peter Kirkpatrick, correspondant aux Etats-Unis du journal "L'Humanité"



Bull Run, premier affrontement majeur de la guerre de Sécession



Le 21 juillet 1861 a lieu le premier affrontement majeur de la guerre de Sécession américaine (1861-1865) entre l'Union (Nord) et la Confédération (Sud). La bataille de Bull Run se déroule, près de la petite ville de Manassas (Virginie), à seulement 60 km au sud-ouest de Washington, la capitale fédérale. Côté Nordiste, les combats font près de 500 morts, 1 100 blessés et 1 300 disparus, et côté Sudiste ont déplore près de 400 morts, 1 600 blessés et une dizaine de disparus.

La guerre de Sécession a commencé le 12 avril 1861 par la bataille de Fort Sumter, près de Charleston (Caroline du Sud). Les deux camps prévoient une guerre de courte durée. Aucune bataille décisive n'ayant encore été livrée, il est prévu de démobiliser une partie des troupes fin juillet 1861. L'objectif des Nordistes est de gagner une bataille qui entraînerait la capitulation des États confédérés et leur retour dans l'Union. Les Sudistes espèrent un arrêt des combats leur permettant de gouverner, de fait, les Etats qu'ils contrôlent. D'autant que l'encerclement de la capitale, Washington, leur paraît possible.

Sous les ordres du brigadier général Irvin McDowell, les troupes Nordistes, fortes de 28 000 combattants bien que peu aguerries, sont persuadées d'obtenir une victoire facile en traversant la rivière Bull Run. En face, l'armée sudiste, composée de 32 000 hommes et commandée par les généraux Joseph E. Johnston et Pierre Gustave Toutant de Beauregard, n'est guère plus préparée et tout aussi optimiste
 
Malgré un début d'engagement qui leur est favorable, les Nordistes sont mis en déroute et se replient sur Washington, la capture de leurs canons changeant le cours de la bataille. S'attendant à une victoire facile, députés et sénateurs Nordistes sont venus pique-niquer aux abords du champ de bataille. Quand leur armée est acculée à la retraite et qu'ils veulent regagner la capitale, leurs calèches encombrent les routes menant à Washington. 
 
Mais, la bataille de Bull Run renforce la détermination du Nord, qui veut sa revanche, et celle du Sud, qui se sent désormais invincible. C'est à l'occasion de ce premier engagement majeur de la guerre de Sécession que les belligérants constatent la confusion engendrée sur le champ de bataille par leurs drapeaux respectifs.  

En effet, comme celui de l'Union, celui des Confédérés arbore également des étoiles sur fond bleu et des bandes horizontales de couleur rouge. Ce qui amène les Sudistes à adopter un nouveau drapeau de combat, arborant une croix bleue sur fond rouge, connu sous le nom de "Dixie Flag".
Source Wikipédia

A lire également                                                              



En 1969, les premiers "cowboys" de l'espace


Il y a tout juste 48 ans, le 21 juillet 1969, deux astronautes américains posaient le pied sur la Lune. « C'est un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant pour l'humanité », s'exclame alors l'astronaute Neil Armstrong, commandant de la mission Apollo 11, le premier avec Edwin Aldrin à fouler le sol de la Lune. Le troisième membre de l'équipage, Michael Collins, est resté à bord du véhicule spatial qui les ramènera, sains et saufs, sur Terre. Un prolongement de la conquête de l'Ouest, qui fait de ces astronautes, les premiers "cowboys de l'espace", la dernière frontière restant encore à atteindre. A l'image des personnages du film éponyme réalisé en 2000 par Clint Eastwood.

Neil Armstrong et Edwin Aldrin séjournent 21 heures et 30 minutes à la surface de la Lune. Ils y effectuent une excursion, durant 2 heures et demie, à bord du LEM, le module lunaire. Après avoir rejoint le véhicule spatial resté en orbite autour de la Lune, les trois astronautes américains retournent sur Terre et amerrissent sans incident dans l'océan Pacifique, à l'issue d'un vol qui aura duré 195 heures

Au cours de cette mission Neil Armstrong et Edwin Aldrin ont collecté une vingtaine de kilos de roches et de prélèvements du sol lunaire et y ont installé plusieurs instruments scientifiques. Pour la première fois de l'histoire de la conquête spatiale, le déroulement de la mission - notamment les premiers pas sur la Lune - a été filmé par une caméra vidéo et retransmis en direct. Ce qui a constitué à l'époque un événement mondial, suivi à la télévision par des centaines de millions de personnes.
Source Wikipédia