Impitoyable, le dernier western de Clint Eastwood, sur grand écran



Ce n'est pas tous les jours qu'un ancien western est projeté sur grand écran. Dans le cadre de leurs séances "Il était une fois...", consacrées aux films cultes, ce jeudi 18 janvier 2018, les cinémas Gaumont Pathé proposent de (re)découvrir la version remasterisée d'"Impitoyable" (1992), de et avec Clint Eastwood, aux côtés de Gene Hackman, Morgan Freeman et Richard Harris. Le long métrage est précédé d’une présentation enregistrée de Philippe Rouyer, journaliste de la revue "Positif" et chroniqueur cinéma de l'émission "Le Cercle" sur Canal +. L'occasion d'évoquer les coulisses du tournage, les éléments du scénario et l’esthétique du film. 

L'histoire : en 1880, dans la bourgade de Big Whiskey (Wyoming), deux cow-boys tailladent au couteau le visage d'une prostituée qui s'est moquée de la taille de leur pénis. A titre de dédommagement, le shérif condamne les coupables à donner sept chevaux à son proxénète. Révoltée par cette décision, les autres prostituées se cotisent et proposent une récompense de 1 000 dollars à qui abattra les deux agresseurs. Pour y parvenir, un chasseur de primes inexpérimenté sollicite l'aide d'un ancien tueur à gages, secondé par son ex-partenaire. Mais, l'exécution de cette vengeance entraîne ses protagonistes dans un engrenage de violence, qui n'est pas sans dommage pour ceux qui sont payés, afin d'y mettre un point final. 

Le tournage du film s'est déroulé fin 1991, à Sonora (Californie) et dans la province d'Alberta (Canada), où ont été construits les décors de la localité servant de cadre à l'action. Clint Eastwood a dédicacé ce western - son dernier à ce jour - à ses deux réalisateurs fétiches : Sergio Leone, mort deux ans auparavant, et Don Siegel, disparu l'année de sortie du film. 

"Il était une fois.... Impitoyable", le 18 janvier 2018 à 20h, dans le réseau des cinémas Gaumont-Pathé, dans toute la France

 

Il y a 107 ans, le 1er appontage aéronaval de l'histoire



Eugène Burton Ely
Le 18 janvier 1911, dans la Baie de San Francisco (Californie), le pilote Eugene Burton Ely réussit, à la fois, à décoller, puis à apponter sur le cuirassé USS Pennsylvania, sur lequel une plateforme de 37 mètres de long a été aménagée. A cette occasion, est utilisée pour la première fois une crosse d'appontage, inventée par Hugh Robinson. Par précaution, le pilote porte un casque de football américain et a enroulé deux chambres à air de bicyclette, autour de son corps

Continuant d'effectuer des vols de démonstration un peu partout aux Etats-Unis, Eugène Burton Ely trouve la mort, à Macon (Géorgie), moins d'un an après son premier exploit aéronaval, lorsque son avion s'écrase au sol. En 1933, à titre posthume, on lui décerne la Distinguished Flying Cross, créée en 1926, pour services rendus envers l'aviation maritime.

Deux mois auparavant, le 14 novembre 1910, dans le port de Norfolk (Virginie), Eugène Burton Ely avait décollé du croiseur américain USS Birmingham et était parvenu à se poser sur la terre ferme.  Ce premier décollage réussi d'un avion, depuis un bateau, avait signé la naissance de l'aéronavale aux Etats-Unis. 

Hasards de l'histoire, le premier pilote de l'aéronavale aurait pu être russe. Car, en 1909, l'ingénieur-mécanicien Matseïevitch a conçu le premier porte-avions, capable d’emporter 20 aéronefs, abrités dans des hangars sous le pont d’envol. Mais, sa mort, en 1910, dans un accident aérien et la Révolution Russe qui suivit la Première guerre mondiale ont contrarié l'aboutissement de son projet. Finalement, ce n'est que durant la Seconde guerre mondiale (1939-1945) et la guerre du Pacifique, que le porte-avions s'est imposé comme un moyen de combat naval à part entière.


Auteurs et acteurs de comics américains à Paris


Après avoir participé à la "Comic Con(vention)" de Paris, en octobre 2017, amateurs de super-héros et cosplayers - fans travestis en personnages de films et de bandes dessinées - se retrouvent dans la capitale, les 3 et 4 février 2018, à l'occasion de la 25e édition du "Paris Manga & Sci-Fi Show".

Parmi les acteurs américains invités, John Wesley Shipp, qui a incarné le super-héros Flash, dans le film éponyme (voir vidéo ci-dessous), réalisé en 1990 par Danny Bilson et Paul De Meo. Mais, aussi, Richard Dean Anderson, le héros des séries TV cultes "MacGyver" et "Stargate SG-1". Sans oublier Pamela Anderson et son iconique maillot de bain rouge de la célèbre série "Alerte à Malibu".

Parmi les auteurs de comics américains,  Bob Mc Leod, originaire de Tampa (Floride), qui a fait ses débuts,en 1973, chez l'éditeur Marvel, avant de travailler chez son rival "DC Comics". L'artiste a notamment travaillé sur les super-héros Conan le Barbare, Hulk, Legion of Super Heroes, The New Titans, Spider-man, Wonder Woman et X-Men. Ainsi que sur le comic book "Star Wars", décliné de la série cinématographique du même nom.

Des comédiens français de doublage d'acteurs américains sont également présents au "Paris Manga & Sci-Fi Show". Tels Bernard Lanneau, qui fait les voix de Kevin Costner (Danse avec les Loups, Open Range) et de Jeff Goldblum (Jurasssic Park). Ou encore, Laura Préjean qui double l'actrice Drew Barrymore, dans "Charlie et ses drôle de dames" et Leslie Bibb dans "Iron Man 1 et 2". Enfin, les passionnés de véhicules de cinéma pourront, notamment, admirer la mythique DeLoreande la trilogie "Retour vers le Futur."


25ème édition de "Paris Manga & Sci-Fi Show " - hall 7.2 du Paris Expo - Porte de Versailles (3-4 février 2018)



Samuel Fuller, réalisateur aux multiples talents


Jusqu'au 15 février 2018, la Cinémathèque Française à Paris consacre une intéressante rétrospective à l'oeuvre du réalisateur américain Samuel Fuller. L'occasion de voir ou revoir plus d'une trentaine de films, du western au polar, en passant par le film de guerre, tant ce cinéaste a sévi avec talent dans tous les genres cinématographiques. Y compris en tant que scénariste.

Le premier long métrage de Samuel Fuller, "J'ai tué Jessie James" (1949), est un western. On y retrouve les vastes paysages de l'Ouest, des duels au Colt et les traditionnelles scènes de saloon. Même s'il s'agit ici plus d'une histoire d'amour que d'un western classique retraçant les méfaits du célèbre hors-la-loi de l'Ouest. Ce film - qui se démarque des précédentes versions d'Henry King, "Le Brigand Bien-Aimé" (1939), et de Fritz Lang, "Le Retour de Frank James" (1940) - sera projeté, le 7 février 2018. 


Second western de Samuel Fuller, "Le Jugement des Flèches" (1956), avec Rod Steiger et Charles Bronson, raconte l'histoire d'un soldat sudiste, capturé par une tribu Sioux (vidéo ci-dessous). Quelques années plus tard, quand des combats opposent Indiens et Blancs, le captif est déchiré entre les deux camps. Ce film sera projeté le 25 janvier 2018. 

"Quarante tueurs", troisième et dernier western de Samuel Fuller, nous fait découvrir une Barbara Stanwyck régnant sur la localité de Tombstone, assistée de ses quarante hommes de main. Le jour où son frère tue celui du nouveau shérif, c'est le début d'un affrontement qui va s'avérer sanglant. Un superbe western à découvrir à la Cinémathèque, les 17 et 28 janvier 2018. Le 28 janvier 2018, vous pourrez  découvrir le seul western scénarisé par Samuel Fuller, mais réalisé par Barry Shear, "Le Shérif ne pardonne pas" (1973), avec Richard Harris. L'histoire d'un shérif non-violent, dont la femme et le fils sont assassinés par des braqueurs de banque. Le réprésentant de la loi va les traquer les meurtriers, jusqu'à commettre des actes d'une effroyable cruauté.

Enfin, le 22 janvier 2018, la Cinémathèque française propose "La Machine à écrire, le fusil et le cinéaste" (1996), un documentaire d'Adam Simon retraçant le parcours  de Samuel Fuller : ses débuts de journaliste, ses années de combattant durant la Seconde Guerre et sa carrière de réalisateur. Il s'est éteint le 30 octobre 1997 à Hollywood (Californie).

Rétrospective Samuel Fuller, jusqu'au 15 février 2018, à la Cinémathèque Française à Paris 


Raccourci saisissant de l'Amérique en 80 films

 
Du 10 janvier au 28 février 2018, le Forum des images, à Paris, propose de revisiter l'histoire des Etats-Unis à travers 80 films et en présence du réalisateur Oliver Stone. 

Parmi les films projetés, un seul western, "Les Deux cavaliers" de John Ford, avec James Stewart et Richard Widmark, projeté le 20 janvier 2018. L'histoire d'un shérif et d'un lieutenant de cavalerie qui partent libérer des Blancs, enlevés 15 ans auparavant par des Comanches. Sur le même thème que "La Prisonnière du désert", John Ford réalise un western au ton plus désabusé et amer, même si l'humour n'en est pas absent. L'occasion, une fois de plus, pour le cinéaste de dénoncer l’hypocrisie et la cruauté d'une communauté.

En référence au titre de l'évènement "Le Monde est Stone", cette rétrospective aborde également l'oeuvre du réalisateur américain Oliver Stone. Ce dernier sera même présent, entre le 24 et le 28 janvier 2018, lors d'une Master Class, de débats et de rencontres avec le public. Parmi ses films à redécouvrir sur grand écran : Wall Street, Snowden, Platoon, JFK, Conversations nocturnes, Né un 4 juilletAlexandre : The Ultimate Cut et U-Turn, ici commence l’enfer.


"Le monde est Stone - L’Amérique en 80 films" - Forum des images à Paris - 10 janvier au 28 février 2018 



New-York au Havre : festivités littéraires et musicales au programme


Du 18 au 21 janvier 2018, Le Havre se met à l'heure de New-York, à l'occasion de l'édition 2018 du Festival "Le Goût des Autres" 2018, dédiée aux littératures new-yorkaises. L'occasion d'évoquer celle qu'on surnomme la "Big Apple" (grosse pomme). A la fois, la ville réelle et celle de nos rêves les plus fous, dans tous ses aspects : musicaux, gastronomiques et artistiques, en compagnie de new-yorkais célèbres.

Parmi eux, les invités d’honneur, les écrivains américains Paul Auster et Siri Hustvedt. Le premier est né, en 1947, à Newark (New Jersey), non loin de New-York. Une partie de son œuvre évoque cette ville. La seconde, d'origine norvégienne, a vu le jour, en 1955, à  Northfield (Minnesota) et a rencontré Paul Auster en 1981, lors d'une séance de lecture de poésie. Elle l'a épousé l'année suivante. Le couple vit dans le quartier de Brooklyn, à New York, avec leur fille.

Durant quatre jours et quatre nuits, de nombreux écrivains, américains et français, mais aussi des musiciens, des comédiens, des illustrateurs, accomplissent des performances, des lectures musicales et des concerts littéraires, racontant New-York. Tout cela dans un décor architectural qui n'est pas sans rappeler la cité new-yorkaise. La ville du Havre ayant, par certains côtés, plus modestes il est vrai, des allures de "Big Apple" normande.

7e édition du festival "Le Goût des autres" du 18 au 21 janvier 2018, Magic Mirrors, Quai des Antilles, au Havre