Jerry Lewis a rendu son dernier fou rire


L'acteur, producteur et réalisateur américain, Jerry Lewis, né Jerome Levitch, est mort le 20 août 2017, à Las Vegas (Nevada), à l'âge de 91 ans. Il a débuté sa carrière, à la fin des années 1940, en formant un duo comique avec le chanteur américain Dean Martin. 

Aux côtés ce dernier, en 1956 (photo ci-contre), Jerry Lewis tourne son premier et dernier western, "Pardners" (Le Trouillard du Far-West) de Norman Taurog (voir bande-annonce et extrait ci-dessous). Les deux acteurs y interprètent les fils d'anciens associés d'un ranch, ayant grandi dans des univers différents. Pour sauver la propriété menacée de vente, Dean Martin part à la recherche de Jerry Lewis, devenu millionnaire à New-York. Arrivé dans l'Ouest, le "pied tendre" apprend à devenir un véritable cowboy, afin d'aider son ami d'enfance à rétablir l'ordre dans la ville.  

"Pour Dean, qui a toujours aimé les westerns, en tourner un, pour la première fois de sa vie, était la plus belle chose qui pouvait lui arriver", raconte Jerry Lewis, dans son livre autobiographique "Dean et moi : une histoire d'amour". "S'il avait su alors que quatre ans plus tard, il ferait Rio Bravo avec John Wayne, il aurait été aux anges ".  Quant à Lewis, il avoue, lors du tournage de ce western, "avoir appris à tirer rapidement et à faire tourner un pistolet." (photo ci-contre) Et Lewis de poursuivre : "Le plus difficile concernant ce film était l'ironie de la situation, à savoir Dean et moi en train de chanter la chanson-titre, dont les paroles disaient : toi et moi, nous serons toujours partenaires, toi et moi, nous serons toujours amis", alors que le duo comique était en train de se séparer.


Jerry Lewis a poursuivi sa carrière en solo au cinéma, jusqu'en 2016, l'interrompant seulement durant 8 ans, au début des années 1970. Dans son dernier film, "The Trust" (Le Casse) d'Alex et Benjamin Brewer, il interprétait le père vieillissant de l'acteur Nicolas Cage. Marié de 1944 à 1980, avec Patti Palmer - chanteuse de l'orchestre américain The Ted Fio Rito, très populaire dans les années 1930 - avec laquelle il a eu six enfants, Jerry Lewis a épousé, en seconde noce, SanDee Pitnick, avec laquelle il a eu un enfant. L'acteur, né le 16 mars 1926, à Newark (New Jersey), laisse également sept petits-enfants et une arrière-petite-fille.


 

Jacqueline Monsigny : une passion américaine


La romancière, scénariste, actrice et animatrice de télévision, Jacqueline Monsigny, est décédée le 15 août 2017, à Paris, à l'âge de 86 ans. Elle était mariée à l'acteur américain, Edward Meeks, 83 ans, originaire de l'Arkansas, l'un des deux héros, avec Yves Rénier, de la série TV française des années 1960, "Les Globe-Trotters".

Sa passion pour l'écriture, en lien avec les Etats-Unis, remonte aux années 1970, lorsqu'elle publie "La Belle de la Louisiane" ( et "Les Amants du Mississippi" ( Quatre ans après "Hollywood Machine", Jacqueline Monsigny co-écrit "Le roman de Hollywood" (2006), avec son époux Edward Meeks. En 2014, elle reconduit cette collaboration conjugale pour "Elizabeth Taylor et Richard Burton : les amants terribles", ouvrage documentaire sur ces deux monstres sacrés d'Hollywood. Déjà en 1986, Edward Meeks avait co-signé, avec Jacqueline Monsigny, le scénario du téléfilm "Michigan Mélodie", adapté d'un roman de son épouse, diffusé sur la chaîne de télévision TF1. Les péripéties aux Etats-Unis d'une jeune française, désirant obtenir la nationalité américaine et prête à tout pour y parvenir.

Bien que connue pour ses grandes fresques romanesques à caractère historique et ses biographies de personnalités, telle Jacqueline Kennedy, l'épouse du président américain, Jacqueline Monsigny a également écrit six tomes de la série pour la jeunesse, Freddy Ravage, entre 1975 et 1976. Un  héros de science-fiction, immortel, télépathe et richissime, voyageant dans le temps - inspiré du personnage Doc Savage des années 1960 - dont la pire ennemie élève des dinosaures carnivores. Bien qu'annoncé, le septième tome de cette série n'a jamais été publié.

Quand Elvis jouait le cow-boy au grand coeur

 
Le 16 août 2017, à Memphis (Tennessee), 50 000 fans du chanteur Elvis Presley ont célébré le quarantième anniversaire de sa mort, en 1977, à l'âge de 42 ans. Mondialement connu pour avoir été la figure emblématique du rock'n'roll américain des années 1950-1960, le "King" a également été acteur à ses heures et a même interprété le rôle principal dans un western, "Charro" (1969), réalisé par Charles Marquis Warren. 

Elvis Presley y joue le rôle de Jess Wade, ex-membre d'une bande de hors-la-loi. Afin de le faire rejoindre le gang qu'il a abandonné, ses anciens compagnons d'infortune lui font croire que son ancienne petite amie veut le rencontrer. A cette occasion, Jess Wade apprend que les hors-la-loi ont volé un canon en plaqué-or utilisé par l'empereur du Mexique, Maximilien d'Autriche, contre le leader révolutionnaire Benito Juarez. Ses anciens amis veulent réclamer une rançon pour le canon qu'ils ont volé et s'en servent également pour tenir à distance les gens de la ville, que Wade est le seul à pouvoir sauver de cette menace.

Initialement proposé à Clint Eastwood, qui le refuse, le rôle de Jess Wade est confié à Elvis Presley. Ce dernieri place beaucoup d'espoir dans ce projet, qu'il juge sérieux, car ne comportant aucune chanson, comme dans ses films précédents. Mais, le chanteur est terriblement déçu lorsqu'il découvre que le scénario, pour lequel il a donné son accord, a été modifié. Bien qu'ayant rencontré un certain succès et étant considéré comme le meilleur des films du "King", ce western n'a pas été aussi bien reçu du public que ses longs métrages précédents, ses fans n'ayant pas apprécié l'absence de chansons.



San Francisco : vente aux enchères choc d'une rue chic



"C'est une petite rue, adossée à la colline, on y vit tranquille, on n'paie pas de taxes, ceux qui vivent là ont été achetés..." Les habitants de Presidio Terrace, l'un des quartiers les plus chics de San Francisco (Californie), pourraient parodier le fameux tube de Maxime Le Forestier. Sauf que, ce qui leur arrive ne les fait pas du tout apprécier, ni l'air, ni la chanson qu'on leur a fait écouter. 

Faute d'avoir réglé à la municipalité une taxe annuelle de 14 dollars (12 euros), durant 30 ans - et les amendes qui vont avec - soit une somme de près d'un millier de dollars, les riverains ont vu leur rue mise en vente aux enchères. C'est un couple d'américains d'origine asiatique, travaillant dans l'immobilier, qui en a fait l'acquisition pour 90 000 dollars (76.300 euros). 35 maisons, appartenant à des multimillionnaires, bordent cette voie privée et gardée, de forme circulaire, avec vue imprenable sur l'île d'Alcatraz.

Les acquéreurs de la chaussée sont bien décidés à tirer profit de leur investissement. Soit, en revendant la rue à ses riverains. Soit en leur faisant payer le droit de stationner devant leur propre logement. Mais, les propriétaires des maisons concernées n'ont pas l'intention de se laisser faire. Ils contestent la validité de l’achat en affirmant que les avis d’imposition ont été envoyés à une mauvaise adresse. Celle d'un comptable qui n'est plus membre, depuis longtemps, de leur association de riverains. Les résidents fortunés cherchent donc à faire invalider la vente. Notamment, en affirmant que les acheteurs de leur rue n'ont pas payé un de leurs impôts. L’affaire va être jugée en octobre 2017. A son issue, il est peu probable que les protagonistes "se retrouvent ensemble, après des années de lutte, en venant s'asseoir, autour du rond-point...", comme aurait pu le chanter Maxime Le Forestier.


Une star de la country s'éteint à Nashville


Il était à l'affiche de "True Grit" (100 dollars pour un shérif) d'Henry Hathaway, en 1969, l'un des derniers westerns interprétés par John Wayne. Egalement chanteur et musicien, Glen Campbell, véritable légende de la country américaine, est décédé, le 8 août 2017, à l'âge de 81 ans, à Nashville (Tennessee), capitale mondiale de ce genre de musique. Il avait connu la notoriété, en 1975, avec son tube "Rhinestone Cowboy" (voir vidéo ci-dessous), qui s'est vendu à plus de 5 millions d'exemplaires.

Glen Campbell et John Wayne
Septième d'une fratrie de douze enfants, à 18 ans, au Nouveau-Mexique, en 1954, Glen Campbell forme un groupe avec son oncle, qui lui a appris à jouer de la guitare, sans connaître le solfège. Plus tard, il devient multi-instrumentiste, en ajoutant la pratique de la guitare basse, du banjo et même de la cornemuse ! Au début de sa carrière, il accompagne les stars de l'époque, Frank Sinatra, Elvis Presley et même le groupe pop surf "The Beach Boys". Au début des années 1970, il présente sa propre émission de télévision, "The Glen Campbell Good Time Hour". 


Enregistré entre 2012 et 2013, mais sorti en juin 2017, son 62e et dernier album portait un titre prémonitoire, "Adios". Ayant découvert en 2011 qu'il était atteint de la maladie d'Alzheimer, Glen Campbell avait effectué sa dernière tournée, en faisant preuve d'un très "grand courage" (true grit). Dolly Parton, la "reine" de la country américaine, lui a rendu hommage, en le désignant comme "l'une des plus grandes voix de tous les temps".


 

Neil Young is back... to 1976


A défaut d'un nouvel album, Neil Young exhume une nouvelle pépite acoustique de ses volumineuses archives, dont la sortie est prévue pour le 8 septembre 2017. Enregistré en 1976 - soit quatre ans après le mythique "Harvest" - et produit par son ami David Briggs, "Hitchhiker" (Autostoppeur) prouve, une fois de plus, que Neil Young aime arrêter le temps - et non les voitures - pour interroger son passé musical.  

Cet album solo a été enregistré, durant la nuit du 11 août 1976, à Malibu (Californie), sous l'emprise de la drogue, et laissé sur une étagère pendant quarante et un ans. La chanson-titre de l'album, "Hitchhiker" avait déjà été enregistrée, mais sous une forme radicalement différente, sur l'album "Le Noise" (2010). "Hitchhiker" n'est qu'un des nombreux "albums perdus" enregistrés par Neil Young, dans les années 1970, période très productive du "Loner", mais que celui-ci avait décidé de ne pas publier, à l'image de "Homegrown"

Dans son autobiographie, publiée en 2014, Neil Young évoque les séances d'enregistrement de "Hitchhiker". "J'ai passé la nuit avec David [Crosby] et j'ai enregistré dix chansons acoustiques en solo, sur une bande que j'ai appelée Hitchhiker", raconte-t-il. "C'était une oeuvre aboutie, mais j'étais assez défoncé et cela s'entend dans mes prestations."  

Dean Stockwell
Son ami et acteur Dean Stockwell - qui apparaît dans le film "Human Highway" (1982) de Neil Young - assistait également à l'enregistrement du disque. "Cette nuit-là, assis dans la pièce à mes côtés, alors que j'enregistrais toutes les chansons d'affilée, il n'a fait des pauses que pour prendre un peu d'herbe, de bière ou de coca", poursuit Young. "Briggs était dans la cabine du studio, mixant en direct sur sa console préférée." Apparemment insatisfait à l'époque de sa prestation sur "Hitchhiker", mais non des chansons elles-mêmes, Neil Young en utilisera huit sur dix - mais en les modifiant - sur ses albums ultérieurs : "American Stars and Bars" (1977), "Comes a Time" (1978), "Hawks and Doves"(1980), "Rust Never Sleeps" (1989). C'est la raison pour laquelle - à part les inédits "Hawaii" et "Give Me Strength" - nombre de chansons figurant sur cet album (Pocahontas, Powderfinger, Ride My Llama, Campaigner, The Old Country Waltz, Captain Kennedy, Human Highway) - vous paraîtront familières.