American Legend : une chevauchée de rentrée fantastique



Avec John Wayne en couverture, le numéro de rentrée du magazine français de référence sur les traditions de l'Ouest américain nous entraîne dans une "Chevauchée Fantastique", en compagnie de John Ford. L'occasion également de parcourir l'Etat du Kansas, territoire du Pony Express, des convois de bétail et de la chasse au bison, où sévirent Buffalo Bill, Wyatt Earp et Wild Bill Hickok.

"American Legend" de septembre 2017 revient dans un 2e volet sur les armes à feu célèbres des héros du Far-West et vous dit tout sur les Texas Rangers. Ces patrouilleurs solitaires, gardiens de la frontière mexicaine, surnommés les diables texans. Au titre des personnages célèbres de l'histoire des Etats-Unis, le général sudiste Robert E. Lee, figure emblématique de la guerre de Sécession, surnommé le "Renard gris" des Confédérés. L'occasion également de dresser le portrait des gentlemen du Sud, en apparence auto-satisfaits et désinvoltes. 

Le magazine réhabilite la mule, animal frugal et débonnaire, icône oubliée de la conquête de l'Ouest, dont la cavalerie US a fait sa mascotte. Accessoire indispensable du cow-boy, le "Bed Tarp", sac de couchage en toile de bâche épaisse, vous est détaillé par le menu. Tout comme la saga du roi du ketchup, Henry John Heinz, qui fonda sa célèbre compagnie en 1869, à PittsburghEnfin, vous découvrirez l’aventurier de la peinture western, Newell Convers Wyeth. S'il est surtout connu pour avoir illustré de grands classiques de la littérature populaire (Robinson Cru­soë, L’île au Trésor), il a également produit de nombreuses oeuvres westerns, d’une surprenante modernité. Enfin, comme tous les trimestres, "American Legend" vous propose une sélection d’ouvrages sur l'Ouest américain.
 
Feuilletez des extraits d'American Legend N° 15 (septembre-octobre-novembre 2017)

Dernière chevauchée du cow-boy Dean Stanton



L'un des meilleurs seconds rôles du cinéma américain, l'acteur Harry Dean Stanton, s'est éteint à 91 ans, le 15 septembre 2017 à Los Angeles (Californie). Dans "Une histoire vraie" (1999) de David Lynch, il interprétait le frère que l'acteur Richard Farnsworth allait rejoindre, en traversant deux Etats, en tracteur.

Originaire du Kentucky, Harry Dean Stanton a débuté sa carrière, en 1957, en tournant des westerns : "Tomahawk Trail" de Lesley Selander et "Revolt at Fort Laramie" de Lesley Selander. En 1958, il apparaît dans "Le Fier Rebelle" de Michael Curtiz, puis dans le magnifique "Violence au Kansas" (The Jayhawkers) de Melvin Frank, aux côtés de Jeff Chandler et de l'actrice française Nicole Maurey. Harry Dean Stanton est à l'affiche du prestigieux western "La Conquête de l'Ouest" (1962), de John Ford, Henry Hathaway et George Marshall. Il est également aux côtés de Jack Nicholson, dans le méconnu "L'Ouragan de la vengeance" (1965) de Monte Hellman (vidéo ci-dessous).

Harry Dean Stanton fait également des apparitions dans des séries westerns à la télévision : "Un nommé Kiowa Jones" (1966) de Alex March et "La Nuit du Pendu", 7e épisode de la 3e saison des "Mystères de l'Ouest" (1967).  La même année, on le retrouve dans "La Poursuite des tuniques bleues" de Phil Karlson, puis, dans "Le Jour des apaches (1968) de Jerry Thorpe. 
 
Les années 1970 voient celui qui est considéré comme l'un des meilleurs seconds rôles américains jouer dans des westerns de grands réalisateurs : "Pat Garrett et Billy le Kid" (1973) de Sam Peckinpah, avec James Coburn, Kris Kristofferson et le chanteur Bob Dylan, "Missouri Breaks" (1976) d'Arthur Penn, avec Marlon Brando et Jack Nicholson. En 1996,  il est à l'affiche de l'adaptation télévisée de la série western "Lonesome Dove : Les Jeunes Années" de Larry McMurtry. Enfin, en 2011, Harry Dean Stanton prête sa voix, dans le film d'animation "Rango". Une parodie de western dont le personnage principal est un caméléon redresseur de torts. L'acteur reste célèbre pour son rôle dans le film "Paris, Texas" de Wim Wenders, palme d'or au Festival de Cannes 1984. On pourra apprécier une dernière fois l'émouvant jeu d'acteur de Harry Dean Stanton, dans "Lucky" de John Carroll Lynch (2e vidéo ci-dessous), qui sort au cinéma, le 13 décembre 2017.



Saint-Martin : une histoire américaine


Alors que l'île de Saint-Martin se retrouve au coeur de l'actualité, suite au passage de l'ouragan Irma, il est intéressant de se pencher sur les relations de ce territoire français avec les USA. En effet, l’île se trouve à seulement 200 kilomètres des Iles Vierges des Etats-Unis, le plus proche territoire américain de la zone, composé de trois îles : Sainte-Croix, Saint-John et Saint-Thomas. Si, sur cette dernière, on a autrefois parlé français, les habitants des Iles Vierges sont désormais totalement anglophones. Au point d'être les seuls américains à rouler à gauche. Quant à l'île de Saint-Martin, elle se trouve à seulement 2h30 par avion de Miami (Floride) et à 3h15 de New York. 

A la fin du 18e siècle, en raison de la guerre d'Indépendance aux Etats-Unis, Saint-Martin est occupée par les Britanniques. Au début du 20e siècle, le gouvernement français se désintéressant de la colonie, nombre de ses jeunes habitants s'en vont travailler aux Iles Vierges américaines toutes proches et à l'Ile de Curaçao, où une compagnie pétrolière américaine a implanté une raffinerie. Leurs femmes se faisant souvent engager comme domestiques. La crise de l’industrie sucrière entraîne une période de marasme économique, obligeant les Saint-Martinois à émigrer, notamment vers la Floride.

Dans les années 1960, de riches Américains achètent des résidences secondaires à Saint-Martin, dans la zone des Terres Basses. C'est que qui explique que l'actuel Président des Etats-Unis, Donald Trump, y possède une villa de 50 pièces, le "Chateau des Palmiers". La fréquentation assidue de l’île par des ressortissants américains, depuis plus de cinquante ans, y a provoqué une américanisation des modes de vie. Un phénomène accentué par le mélange des patronymes anglophones et des prénoms francophones, parmi les principales familles de l'île.

La perméabilité de la frontière entre les parties française et hollandaise de l'île de Saint-Martin, favorise l'immigration clandestine, notamment, à destination des Etats-Unis. Le but de la plupart des émigrants clandestins est de gagner par bateau, les Iles Vierges Américaines et d'y engager un processus de naturalisation. Certains utilisent des passeports, volés à des ressortissants Américains, leur permettant d’arriver sans encombre sur l'île de Saint-Martin, soit pour y rester ou tenter de se rendre aux Iles Vierges des Etats-Unis.

Grace Kelly a débuté sa carrière dans un western mythique


Le 14 septembre 2017, nous commémorons le 35e anniversaire de la disparition de Grace Kelly, épouse du Prince Rainier de Monaco, tuée dans un accident de voiture, sur la route de la Turbie, dans la Principauté de Monaco, à l'âge de 52 ans. Si la Princesse monégasque est connue pour avoir été l'actrice américaine fétiche d'Alfred Hitchcock, peu d'entre vous savent, sans doute, qu'elle a débuté sa carrière cinématographique, en 1952, dans un western mythique, "High Noon" (Le Train Sifflera Trois Fois). 

Si Grace Kelly apparaît pour la première fois sur les écrans, à 22 ans,  en interprétant un petit rôle, dans "14 heures" (1951)  d'Henry Hathaway, elle continue de jouer dans des pièces de théâtre et des téléfilms. C'est Gary Cooper, lors d'une visite sur un studio de tournage, qui la remarque et la fait engager comme premier rôle, à ses côtés, dans le western "Le Train Sifflera Trois Fois" de Fred Zinnermann. 

Dans ce film, Grace Kelly interprète la jeune épouse Quaker d'un shérif, joué par Gary Cooper. Celui-ci s'apprête à rendre son étoile, lorsqu'il apprend le retour imminent, en ville, d'un ancien hors-la-loi qu'il avait autrefois arrêté et destiné à être condamné à mort. Libéré après cinq ans de détention, le hors-la-loi est attendu par trois de ses complices, au train de midi - d'où le titre "High Noon" - avec la ferme intention de se venger du shérif. C'est ce western, devenu mythique, qui révèle Grace Kelly, à la critique et au public. Il fait partie des 5 plus grands films de sa carrière, avec "Mogambo", "Le Crime était Presque Parfait", "Fenêtre sur Cour" et "La Main au Collet".

 

Quand le heavy metal s'affiche en galerie


Même si le heavy metal au son saturé du groupe Californien Metallica n'est pas votre "tasse de thé" musicale, peut-être apprécierez vous l'exposition consacrée aux affiches de concerts de la partie nord-américaine de sa tournée "WorldWired 2017"

Une dizaine de sérigraphies, réalisées à l'occasion des dix dates de la tournée nord-américaine du groupe, sont présentées jusqu'au 24 septembre 2017, à la French Paper Gallery, lieu dédié à la  culture Pop à Paris. Ces affiches illustrent chacune des prestations scéniques de Metallica : de la ville de Québec (Canada) à Seattle (Etat de Washington), en passant, notamment, par Altanta (Georgie), Denver (Colorado), San Francisco (Californie), Dallas (Texas).

"Les artistes qui ont réalisé ces affiches s'inspirent en général beaucoup de la ville, dont ils reprennent les emblèmes", précise Laurent Agnoux, le responsable de la French Paper Gallery. "Ainsi, à Dallas (voir affiche ci-contre), ils ont représenté un milliardaire texan, avec ses puits de pétrole et son gros cigare." Ce sont deux illustrateurs du Montana, Coby Schultz et Barry Ament, qui ont créé cette affiche. L'un d'entre eux n'est autre que le frère de Jeff Ament, le guitariste du groupe américain Pearl Jam, qui a accompagné un temps le chanteur et compositeur canadien, Neil Young

Depuis les années 1960 et la vague hippie, les affiches de concert les plus psychédéliques ont fleuri sur les murs des villes où se produisaient les groupes du "Flower Power". Ce qui explique que l'art affichiste des concerts (Gig Art) est très répandu aux Etats-Unis. "Cependant, en France, ce dernier est encore peu développé", explique Laurent Agnoux. La French Paper Gallery, spécialisée dans la sérigraphie de collection, encourage les créateurs à se lancer dans cette expression artistique. On ne sait pas si les membres du groupe Metallica - de passage à Paris, les 8 et 10 septembre 2017 (voir extrait du concert ci-dessous), dans le cadre de leur tournée "Worldwired" - ont eu le temps de visiter l'exposition.

"Rock Posters spécial Metallica", jusqu'au 24 septembre 2017, à la French Paper Gallery 51, rue Volta 75003 Paris


Une blueswoman française rayonne au pays du Soleil Levant


Les 14 et 15 septembre 2017, la chanteuse française de blues-rock, Gaelle Buswel, se produit à Tokyo (Japon), dans le cadre du "Shibuya Showcase Fest". Un évènement musical d'importance, au pays du Soleil Levant, auquel assistent médias, maisons de disques et professionnels du marketing. A cette occasion, son dernier album, "New Day’s Waiting", a été distribué dans les magasins de disques japonais.

"Ces concerts live sont une vraie opportunité à saisir", explique Gaelle Buswel. "Le marché japonais n'est pas un marché évident à atteindre et, à cette occasion, je vais pouvoir dévoiler mon univers, devant des professionnels locaux." En 2014, le précédent album de la chanteuse-compositrice, "Black to Blue", avait été distribué au Japon, où le public l'avait fort apprécié. Mais, il n'avait pas été possible à l'époque d'y organiser une tournée. "Mon équipe et moi-même allons saisir cette chance de pouvoir vivre un tournant important de notre carrière." 


Après les Etats-Unis et le Canada - où Gaelle Buswel s'est produite en tournée, à plusieurs reprises - le Japon est le pays qui la fait le plus rêver. "Je suis très impatiente, très excitée, mais aussi très curieuse à l'idée d'aller découvrir ce pays magique", avoue la chanteuse, par ailleurs grande voyageuse. "Pour de nombreuses personnes, aller au Japon est le voyage de toute une vie, celui que l'on espère, celui que l'on attend, depuis longtemps, avant de franchir le pas. Et puisque j'aime voyager et aller à la rencontre des locaux pour partager des émotions, je suis certaine que cette découverte sera fantastique*."  Et quoi de mieux pour aller à la rencontre du public japonais, sinon que de s'adresser à lui dans sa langue ? Ce que que n'a pas hésité à faire Gaelle Buswel, en enregistrant un message vidéo à son intention.

* Lire l'intégralité de l'interview de Gaelle Buswel dans "le petit journal.com", le media des français et francophones à l'étranger