Kaleo, des Texans venus d'Islande



Un groupe originaire d'Islande, qui a choisi un nom hawaïen, Kaleo (qui veut dire « son »), tout en posant ses guitares à Austin (Texas), où il a enregistré son dernier album blues-folk, "A/B", voilà qui n'est pas banal ! Il faut dire que nos quatre bluesmen-folksingers sont des habitués des performances live étonnantes. Que ce soit au coeur d'un volcan ou sur une banquise, dans leur île Islandaise. 

Le chanteur-guitariste du groupe, Jökull Júlíusson, physiquement un croisement entre Chris Isaak et James Dean, est doté d'une voix grave et suave, semblant sortir du fin fond de l'Ouest américain. 

Composé d'un second guitariste, d'un bassiste et d'un batteur, Kaleo distille sur son dernier album, "A/B", des titres alternant entre balades bluesy et morceaux folk-rock, parfois très "roots". A l'image de "Broken Bones" (vidéo ci-dessous). 
 
C'est la chanson "Way Down We Go" (2e vidéo ci-dessous), utilisée dans plusieurs séries TV américaines (Blindspot, Suits, Orange Is the New Black) et dans le jeu de simulation footballistique "FIFA 16", qui a fait connaître le groupe aux USA. Au pays de l'Oncle Sam, "Way Down We Go" a décroché la 8e place, au classement des "Chansons Adultes Alternatives", et la 9e des "Hot Rock Songs".






Plongée BD au coeur de l'Ouest avec Christian Rossi



Du 21 février au 18 mars, la Galerie Daniel Maghen, à Paris, présente une exposition dédiée au grand dessinateur de BD western, Christian Rossi. Ce dernier y présente 37 peintures à l’huile et illustrations grand format à l’aquarelle, restituant l’ambiance de l’ouest américain, résultat de trois années de travail.

L'exposition est complétée par une quarantaine de planches, issues des séries "W.E.S.T." (scénario de Fabien Nury et Xavier Dorison, aux éditions Dargaud), "Jim Cutlass" (scénario de Giraud aux éditions Casterman) et "Deadline" (scénario de Laurent-Frédéric Bollée aux éditions Glénat).

A l'image des grands illustrateurs américains de l'Ouest, tels Frederick Remington ou Charles Russell, Christian Rossi affirme sa maitrise du cadrage et le soin extrême apporté à ses compositions. L'expressivité de son travail, à travers de la palette de couleurs que le dessinateur utilise, nous plonge en permanence, au cœur de l’action.

Galerie Daniel Maghen, 47 quai des Grands Augustins Paris 8e



Illustration originale, Arizona, @Rossi
Illustration originale, Comanches, @Rossi
 
Peinture originale, @Rossi

Le Havre, port de l'Amérique depuis 500 ans


Connue pour avoir été presque entièrement détruite par des bombardements, en 1944, la ville normande du Havre, à l'embouchure de la Seine, célèbre, en 2017, les 500 ans de sa fondation. L'occasion de (re)découvrir, le passé américain de ce port, fondé le 8 octobre 1517, par le roi François 1er, afin d'établir des relations commerciales avec le Nouveau Monde.

Dès 1524, c'est du Havre que l'explorateur florentin, Giovanni Verazzano, missionné par François 1er, s'embarque pour découvrir une nouvelle route maritime vers l'Ouest et accoste sur les rives de la future Caroline du Nord. En 1562, c'est le capitaine Jean Ribault qui part du port havrais pour établir une colonie protestante en Floride. À la fin du 16e siècle, les relations commerciales entre Le Havre et l'Amérique s'intensifient. Cuirs, sucre  et tabac américains transitent par le port normand.

Au 18e siècle, la guerre d’indépendance américaine, entre insurgés et britanniques, accroît l'activité portuaire du Havre. En 1779, des troupes, des munitions et des armes y sont embarquées et envoyées vers les nouveaux États-Unis. Dès 1784, la première ligne régulière maritime "Le Havre-New York" entre en service. L'année suivante, Benjamin Franklin, le représentant du gouvernement américain en France, fait escale au Havre. En 1831, l'homme politique et historien, Alexis de Tocqueville s'y embarque pour aller étudier le système pénitentiaire américain et en revient avec les informations qui lui servent à rédiger son best-seller "De la démocratie en Amérique". 

Entre la fin du 19e siècle et le début du 20 siècle, mise à part la guerre de Sécession qui ralentit les échanges, Le Havre connaît son âge d'or, durant lequel la ville se développe. Suite à l'abolition de l'esclavage, son port a délaissé la traite des Noirs, mais demeure un point de passage obligé pour les candidats à l'émigration vers l'Amérique. En 1913, 20% des passagers quittant Le havre ont pour destination les Etats-Unis. C'est le début des grands voyages transaltlantiques, qui font la fierté des Havrais. En 1935, le paquebot "Normandie", alors le plus grand du monde, relie le Havre à New-York. Mais, les menaces de la seconde guerre mondiales se profilent à l'horizon.
 

Durant la seconde guerre mondiale, le port normand est la cible de plus d'une centaine de bombardements des Alliés. Car, les Allemands y ont implanté une base navale fortifiée, afin de préparer l'invasion de l'Angleterre.Avant de quitter la ville, ils en détruisent les infrastructures portuaires, minent la rade et l'estuaire et coulent 350 navires. Mais, en septembre 1944, afin de favoriser la progression des troupes débarquées en Normandie, trois mois plus tôt, les Alliés bombardent le centre-ville et le port. Le bilan est lourd : 5 000 morts, 150 hectares totalement rasés. Le Havre est la grande ville la plus détruite de France. 
 
La destinée américaine du port prend fin, en 1974, avec l'arrêt de la ligne Le Havre-New-York, à bord du paquebot France, seulement quatre traversées ayant eu lieu depuis. En septembre 2017, à l'occasion des 500 ans de sa fondation, la ville renoue avec les voyages transatlantiques, en proposant de relier Le Havre à New-York, à bord du paquebot "Queen Mary 2". 

Dans le cadre de la célébration des 500 ans du Havre, d'autres évènements ont lieu du 27 mai au 5 novembre 2017.

Le road-trip littéraire de deux passionnés d'Amérique


« Je suis presque sûr que, vous aussi, vous avez découvert l’Amérique sur des airs de Bob Dylan ou du Velvet, avec des images d’Edward Hopper, d’Alfred Hitchcock, de John Ford ou de Wim Wenders, à travers les livres de F. Scott Fitzgerald, Raymond Carver, Toni Morrison, Stephen King …  », écrit Alexandre Thiltges, l'un des auteurs de cet ouvrage. Professeur de littérature à l’université du Texas, lui et le photographe, Jean-Luc Bertini, ont parcouru plus de 40 000 kilomètres, en cinq ans, à bord d'un pick-up. 

Du Sud-Ouest au Nord-Ouest, en passant par la côte Ouest, le Midwest et les Rocky Mountains, ces deux passionnés de littérature américaine ont sillonné les Etats-Unis, à la rencontre de 35 écrivains de l'Ouest. Parmi lesquels, Louise Erdrich, Richard Ford, Jim Harrison, Craig Johnson, Thomas McGuane, Philipp Meyer, Annie Proulx, David Treuer ou encore David Vann. A leur micro, les auteurs évoquent leurs racines et leurs influences littéraires, les thèmes de leurs oeuvre, mais également, leur vision des Etats-Unis. Mêlant récits de voyage, entretiens et photos, cet ouvrage constitue une bonne synthèse de l'Amérique littéraire d'aujourd'hui. 

Feuilletez quelques extraits de "Amérique des écrivains en liberté" (Albin Michel) de Alexandre Thiltges et Jean-Luc Bertini

Quand le western devient art


De nombreux peintres américains ont contribué à façonner le mythe de la conquête de l'Ouest. Au point d'influencer la mise en scène de réalisateurs de westerns. Certains d'entre eux ont accompagné les convois de pionniers, les détachements de militaires, les ouvriers des chantiers ferroviaires ou sont allés à la rencontre des tribus indiennes. 

Bientôt, "Un Indien au Phare Ouest" va vous proposer de (re)découvrir ces artistes témoins de la dure vie de la Frontière, au sein d'une nouvelle rubrique qui leur sera consacrée. D'Albert Bierstadt à Frederick Remington, de Karl Bodmer à Harvey Dunn, en passant par George Catlin, Maynard Dixon, Newell Convers Wyeth, Charles Russell, Charles Schreyvogel, Harold Von Schmidt ou encore Howard Terpning. Vous découvrirez la vie de ces peintres et illustrateurs de l'Ouest américain, du 18e à nos jours. (A Quiet Day In Utica - Peinture de Charles Russell)

Il y a 239 ans, la France reconnaissait le drapeau américain


C'est un noble breton, Luc Urbain du Bouëxic, comte de Guichen, qui fut le premier à reconnaître le drapeau américain, le 13 février 1778, dans le port de Quiberon (Morbihan). L'officier de marine français, qui s'est distingué, précédemment, durant la guerre de sept ans, en Nouvelle-France, contre les Anglais, donne l'ordre d'envoyer une salve de coups de canon, pour saluer, au nom de la France, le premier vaisseau américain, l'"USS-Ranger" (peinture d'Edward Moran/1829-1901).  

Commandé par le capitaine John Paul Jones, de la Continental Navy, ce sloop de guerre arbore le "Stars and Stripes", orné de seulement 13 étoiles, représentant les 13 Etats américains de l'époque. Il s'agit de la première reconnaissance de la jeune république américaine par un état étranger, moins de deux ans après sa déclaration d'indépendance. 

John Paul Jones
Luc du Bouëxic
Six jours auparavant, la France et les États-Unis ont signé un traité d'alliance et un traité d'amitié et de commerce. A bord du "USS-Ranger", le capitaine américain John Paul Jones vient, en baie de Quiberon, prendre livraison des navires que la France cède à ses nouveaux alliés. C'est en arrivant en vue de la flotte française que Jones, comme c’est l’usage, salue d'une salve d'honneur le pavillon du Roi de France. En réponse, le navire "Le Robuste", commandé par le breton Luc Urbain du Bouëxic, salue, à son tour, la bannière étoilée. Un mois plus tard, le 20 mars 1778, la France reconnaît officiellement les États-Unis. 



Exposition "Brest port de la Liberté, au temps de l’Indépendance américaine", jusqu'au au Musée de la Marine à Brest.