Le shérif Longmire de retour dans une périlleuse enquête


Les téléspectateurs connaissent bien la série "Longmire", adaptée des romans de Craig Johnson, dont on attend impatiemment la diffusion de la saison 3 en France (la saison 5 est déjà diffusée aux Etats-Unis). En attendant, ceux qui suivent sur le papier les péripéties de Walt Longmire, shérif du comté fictif d'Absaroka, dans le Wyoming, vont pouvoir découvrir, ce 11e opus de cette série déjà couronnée de nombreux prix littéraires (prix SNCF du Polar, BibliObs), qui paraît le 4 mai 2017, après "A Vol d'Oiseau", publié l'an dernier.

L'histoire débute avec la fugue d'un enfant fugueur se réfugiant dans une cabane que le shérif Longmire récupère pour le ramener chez lui. Mais, quelle n'est pas la surprise du policier, quand il découvre que le jeune fugueur est issu d'une communauté polygame, dont la propriété est jalousement gardée par des miradors. Celui qui la dirige, un patriarche redoutable, secondé par un homme de main au passé trouble, affirme ne pas connaître l’adolescent. Walt Longmire et ses collègues vont s'engager dans une enquête périlleuse, dont ils ne ressortiront pas indemnes.  Apportant, comme à son habitude, une bonne dose de suspens, mais aussi d'humour, Craig Johnson nous entraîne dans une nouvelle intrigue, ayant pour décor les paysages époustouflants du Wyoming.

"La Dent du Serpent" de Craig Johnson aux éditions  Gallmeister - en lire un extrait



La carrière hollywoodienne de Danielle Darrieux


Le 1er mai 2017, l'actrice française Danielle Darrieux fête ses 100 ans. A l'image des stars hollywoodiennes, Olivia de Haviland et Kirk Douglas, également centenaires, celle qui est née un 1er mai 1917, à Bordeaux (Gironde), est aujourd'hui l'une des dernières actrices mythiques du cinéma mondial.

Si elle est principalement connue pour avoir interprété des rôles de jeunes filles ingénues et romantiques, dans des comédies musicales et des drames historiques "à la française", Danielle Darrieux a également fait carrière aux Etats-Unis, à l'image de Michèle Morgan, en donnant la répartie à de grands acteurs hollywoodiens. 

En 1933, le réalisateur américain de films noirs et de comédies, Billy Wilder, réalise son premier film en France et offre à Danielle Darrieux son premier rôle "made in USA", dans "Mauvaise graine", où elle interprète la soeur d'un chef de gang voleur de voitures, tombant amoureuse d'un fils de famille qui a mal tourné.

En 1936, c'est le rôle dramatique d'une comtesse que lui offre le réalisateur américain, Anatole Litvak, dans le film historique "Mayerling",  aux côtés de Charles Boyer, star française d'Hollywood. Le succès mondial de ce film ouvre à Danielle Darrieux les portes de l'Amérique et l'actrice française signe un contrat de 7 ans, avec les studios Universal

Danielle Darrieux tourne son premier film aux Etats-Unis, en 1938, "The Rage of Paris" (La Coqueluche de Paris) d'Henry Koster, aux côtés de Douglas Fairbanks Jr. et d'Helen Broderick. Elle y interprète Nicole de Cortillon, une jeune française cherchant à poser comme modèle. Un critique déclare alors : "Danielle Darrieux débute à Hollywood avec une grâce extrêmement nuancée, un charme dépourvu de timidité, un talent qui enchante, parce qu’elle est à l’aise et ne le brandit pas comme un drapeau." Pourtant, très rapidement, l'actrice française s’ennuie à Hollywood et préfère casser son contrat pour rentrer en France.

L'affaire Cicéron avec James Mason
Dans les années 1950, Danielle Darrieux retrouve Hollywood pour quelques films. Elle chante et danse dans une comédie musicale aux côtés de Jane Powell dans "Rich, Young and Pretty" (Riche, jeune et jolie). Le réalisateur américain Joseph Mankiewicz la choisie pour incarner une comtesse dans "Five Fingers" (L'Affaire Cicéron), aux côtés de James Mason. Enfin, Danielle Darrieux interprète la mère de Richard Burton, dans "Alexander the Great" (Alexandre le Grand) (1956) de Robert Rossen.

En 2010, entrant dans sa 93e année et rattrapée par des ennuis de santé, Danielle Darrieux décide de “raccrocher”. Le secret de sa longévité ? Elle le livre elle-même : "Une bonne tête, de bonnes jambes, un petit whisky de temps en temps, et ne se laisser emmerder par personne." L'actrice française a connu l'une des plus longues carrières cinématographiques mondiale, en débutant à 14 ans, dans "Le Bal" (1931) de Wilhelm Thiele et en tournant à 93 ans, "Pièce Montée"(2010) de Denys Granier-Deferre.


Restez connectés aux "Terres d'Amérique"


La collection des éditions Albin Michel, "Terres d'Amérique", lancée en 1996 par Francis Geffard, a désormais sa page Facebook. Vous y trouverez des informations en avant-première et serez ainsi informés en permanence des nouvelles publications, dédicaces et venues d'auteurs nord-américains en France.  "Terres d'Amérique" a pour vocation première de défendre la littérature nord-américaine contemporaine et de faire découvrir aux lecteurs français de nouveaux talents originaires des États-Unis, mais également du Canada. 

Riche de 150 titres, la collection témoigne du dynamisme de la littérature américaine d’aujourd’hui. Si des écrivains confirmés y ont été publiés, tels que James Welch (À la grâce de Marseille) ou Louise Erdrich (Dans le silence du vent), nombre de jeunes auteurs y ont aussi fait leurs débuts : de Sherman Alexie (Dix Petits Indiens) à Brady Udall (Le Destin miraculeux d’Edgar Mint), en passant par Joseph Boyden (Le Chemin des âmes), David Treuer (Little) ou Anthony Doerr (Toute la lumière que nous ne pouvons voir).

"Terres d'Amérique" fait aussi la part belle à la découverte et la publication de recueils de nouvelles, avec des auteurs tels que, Charles D’Ambrosio (Le Musée des poissons morts), David James Poissant (Le Paradis des animaux) ou Tom Barbash (Les Lumières de Central Park). Sans oublier le Canadien Craig Davidson, dont le roman "Un goût de rouille et d’os" a été adapté au cinéma, par le réalisateur Jacques Audiard.  


Enfin, "Terres d'Amérique", ce sont aussi des romans inoubliables : "Le Fils" de Philipp Meyer, "Le Diable tout le temps" de Donald Ray Pollock, "Souviens-toi de moi comme ça" de Bret Anthony Johnston et  "Famille modèle" d’Eric Puchner. Une manière, pour son directeur de collection, Francis Geffard, de nous connecter à l'Amérique par le livre, de manière forte et sensible, tout en nous entraînant loin des idées reçues sur ce pays.

 

Le TGV blues-rock de Gaëlle Buswel a réussi son entrée en gare


En attendant de découvrir la chanteuse blues-rock, Gaëlle Buswel, lors de sa tournée européenne, à partir du 18 mai 2017, voyageurs et badauds de passage, le 21 avril 2017, à la gare SNCF Saint-Lazare à Paris, ont pu l'écouter en concert acoustique, durant plus d'une heure, accompagnée par l'un de ses guitaristes, Michaal Benjelloun et... un magnifique cacatoes blanc, un oiseau cousin du perroquet. Interview express en gare, avec l'intéressée, juste avant son set acoustique.

D'où vient votre amour des Etats-Unis ?

De mon enfance, car j'ai subi les influences musicales de mes parents, qui écoutaient de la musique des sixties et des seventies et étaient fans du festival Woodstock. J'ai donc grandi avec la musique de Janis Joplin, Led Zeppelin, ZZ Top, Joe Cocker et Neil Young. Donc, pour ce qui est de musique américaine, j'ai été bien servie.

 
Comment en êtes-vous venue à vous produire avec un groupe ?

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours fait de la musique et puis, à un moment donné, j'ai travaillé avec un groupe qui s'appelait Claymone avec lequel je faisais du blues-rock et je partais en tournée un peu partout. Pendant l'un de nos concerts en Normandie, j'ai rencontré un bluesman américain qui s'appelle Neal Black, qui m'a pris sous son aile pour pouvoir lancer ma carrière solo. Depuis, j'ai sorti trois albums, dont le dernier « New Day's Waiting », qui vient d'être publié et je tourne depuis de nombreuses années un peu partout avec mes musiciens. Dernièrement, nous étions en Arizona, aux Etats-Unis, puis au Danemark, avant de poursuivre notre tournée européenne à la mi-mai.

Vous écrivez et composez de plus en plus vos chansons ?

Oui, je collabore de plus en plus sur mes derniers albums, parce que je trouve cela très enrichissant et je travaille aussi avec des paroliers américains, notamment, comme Angela Randall. Je fais également de plus en plus de collaborations avec mes musiciens et je trouve cela super. Parce que je compose, j'écris, mais c'est toujours plus positif quand quelqu'un vient mettre une touche supplémentaire et que l'on dit : là c'est encore mieux et ça c'est classe !

A l'école, vous aviez des prédispositions pour l'anglais ? 

Oui, je me débrouillais plutôt pas mal en anglais et mes voyages ont complété ma pratique de la langue. Et puis, le fait que ma grand-mère soit anglaise et l'influence de la musique américaine qu'écoutaient mes parents, cela m'a beaucoup aidé pour écrire les paroles de mes chansons.

 
Aux Etats-Unis, vous avez fait une rencontre à l'origine de l'un des titres de votre dernier album, "No One Else" ?

En effet, lors de l'un de mes road-trip, j'ai rencontré David Quick dans une jam et il m'a offert l'une de ses chansons. Deux mois plus tard, je suis retournée aux Etats-Unis pour le retrouver et enregistrer cette chanson avec lui, donc, cela a été un beau challenge et quelque chose d'unique, c'est pourquoi on y ressent quelque chose d'émotionnel. Et cette chanson a déclenché le lancement de toute l'écriture de mon nouvel album.

Propos et photos recueillis par Herve CIRET
  
Gaëlle Buswel - album "New Day's Waiting" et en tournée, à partir du 18 mai 2017

 

Fête du vinyle : des raretés US à dénicher


La 7e édition du "Disquaire Day", fête nationale du vinyle, a lieu le samedi 22 avril 2017. Y participent 260 disquaires indépendants, dans  90   villes en  France et, également, en Suisse, Belgique et au Luxembourg. 300 albums différents sont disponibles, uniquement ce jour-là. Il s'agit du plus  grand événement international   consacré   à   la   musique   enregistrée   et   au  vinyle. C’est également   le   seul   à   rassembler   l’ensemble   des acteurs  de  la  filière musicale. 

Cette   année   encore   des  centaines   de  vinyles, productions françaises et   internationales, rééditions, nouveautés, raretés, éditions limitées, pictures et coloured-discs sont proposés au public. Toute  la  journée, des centaines d’évènements live, expositions,  projections,  rencontres, dédicaces,  etc,  sont  organisés. 

Le "Disquaire Day" est l'occasion de dénicher des "pépites". Comme le concert live de David Bowie, "Cracked Actor", enregistré le 5 septembre 1974 à Los Angeles (Californie), une édition limitée à 17 000 exemplaires dans le monde. Ou encore, "Batdance", le single de la bande originale du film "Batman" (1989) de Tim Burton, interprété par Prince. mais, aussi, le superbe concert de Bruce Springsteen avec le E Street Band, du 18 novembre 1975, à l'Hammersmith Odeon de Londres, qui réunit les premiers hits du "Boss".




Patrick Kesteloot, passionné de Far-West


Sa passion, ce sont les chevaux et les attelages, du carrosse à la diligence. Une passion qui l'a amené à participer à 200 longs-métrages et séries TV, en mettant ses équipements hippomobiles à la disposition des réalisateurs, parmi les plus connus. De "La Folie des grandeurs" à "Vidocq", en passant par "Les Misérables", "Toulouse-Lautrec" et "La Rivière espérance". L'autre passion de Patrick Kesteloot, c'est l'univers western. Au point qu'il a recréé un village de l'Ouest américain, dans sa ferme exotique, à Cadaujac (Gironde) sur les bords de la Garonne. 

"J'ai voulu créer ce parc animalier et western en 1990, afin de réaliser un rêve d'enfant", explique Patrick Kesteloot, 70 ans. "A 14 ans, je possédais un cheval qui m'a sauvé la vie, alors que je le faisais boire, dans une gravière, dans laquelle j'ai accidentellement glissé, alors que je ne savais pas nager. A partir de ce moment-là, je me suis dit : il faut que je fasse quelque chose pour les chevaux.
C'est lors de la demande de location d'une diligence du Far-West, que Patrick Kesteloot a été amené à en construire deux exemplaires, imitations des célèbres Wells Fargo vues dans les westerns.  "J'ai toujours été passionné par les grands espaces et par John Wayne, que j'ai eu l'occasion de doubler", raconte-t-il. Car, notre passionné des chevaux est également un collectionneur averti de voitures hippomobiles en tous genres, dont il possède 300 exemplaires. "Ce qui compte pour moi, c’est de faire vivre mes attelages et de trouver les moyens d'en restaurer de nouveaux", précise-t-il. "Je les loue, avec des cochers et les accessoires qui vont avec, pour des reconstitutions historiques, des manifestations privées et bien sûr des films ou séries télés."

Ferme exotique : 1932, Chemin du Port de l'Esquillot 33140 CADAUJAC 

Propos et photo recueillis par Herve CIRET