Caroline Savoie, folk-rockeuse acadienne


Son patronyme, homonyme du nom de l'un de nos départements des Alpes, l'incite à gravir les sommets du Hit Parade. A 22 ans, cette acadienne originaire de Moncton au Nouveau-Brunswick (Canada) s'est déjà produite dans plus de 300 concerts, au Canada, aux Etats-Unis et en France, où elle a participé, en 2014,  à l'émission découvreuse de talents "The Voice". Elle vient de sortir son premier album, produit par Jay Newland qui a travaillé avec Eric Clapton, Paul Simon et Norah Jones. Nous avons rencontré Caroline Savoie, à l'occasion de la 6e "Nuit Boréale", organisée à Paris, dans le cadre de la fête de la musique, en partenariat avec la revue musicale "Longueur d'Ondes".

 Quelles sont vos influences musicales ?

Je joue du folk-rock, en tant qu'auteur-compositeur-interprète, et dans mon enfance, j'ai été très influencée par Bob Dylan, parce que j'apprécie son écriture simple et sincère qui m'inspire beaucoup et comme je joue une musique folk-rock, comme lui à ses débuts, cela me correspond bien.

Quels sont vos thèmes d'inspiration ? 

Je m'inspire beaucoup de mon quotidien, des gens qui m'entourent, parce que pour moi la musique me permet d'exprimer mes sentiments et mes émotions.

Vous suivez les traces de votre aînée, Lise LeBlanc, également acadienne ?

Un peu, même si nous ne faisons pas le même genre de musique. Mais, je peux dire que notre approche, en matière d'écriture, à toutes les deux, est effectivement simple et sincère.

Vous vous êtes souvent produite sur scène en France ?

Je suis venue très souvent en France, depuis que je suis toute petite, parce que je dois fêter aujourd'hui le 20e anniversaire de ma première visite dans ce pays. Je me sens donc très proche du public français et quand on me dit : "Je me suis complétement retrouvé dans ta chanson", c'est le plus beau compliment qu'on puisse me faire.

Après ce premier album, est-ce que vos influences musicales ont changé ? 

Sûrement, parce que chaque album est une empreinte de ce que vous vivez dans l'instant où vous l'avez réalisé. Donc, mon prochain album sera différent, car je commence à explorer d'autres thèmes, d'autres sonorités.

Y a-t-il une difficulté pour une chanteuse acadienne à se faire connaître au Canada, aux Etats-Unis et en France ?

Comme je viens du Nouveau-Brunswick, il y a déjà l'étape du Québec à franchir, puis ensuite la France. Mais, par mes spectacles, je continue de tisser des liens et de me faire connaître, mais il faut aussi avoir un peu la chance avec soi pour que tout cela fonctionne.

Propos et photos recueillis par Hervé CIRET




Brest fête les 100 ans du débarquement américain


Du 21 au 23 juin 2017, Brest (Finistère) célèbre le centenaire du débarquement américain dans ce port breton, en 1917, à l'occasion de l'entrée en guerre des Etats-Unis, dans le premier conflit mondial. En l'espace d'un an, 800 000 "Sammies", les soldats de l'Uncle Sam, déferlent sur cette "tête de pont" européenne, peuplée alors de seulement 8 000 habitants.

Les festivités du centenaire sont l'occasion d'accueillir, durant trois jours, dans le port brestois des navires militaires américains, mais également canadiens, britanniques et allemands. Une parade navale dans la rade de Brest clôturant leur escale. Fête de la musique oblige, le 21 juin, le jazz Band de la musique des équipages de la Flotte et un homologue américain animeront les rues de Brest. C'est en effet, à Brest, en 1917, que le lieutenant afro-américain James Reese Europe introduisit le jazz en France. Enfin, plusieurs commémorations ont lieu, autour du monument américain, qui domine la ville, propriété du gouvernement fédéral et donc territoire des Etats-Unis.


Soldats US débarquant à Brest en 1917
De nombreuses expositions consacrées à la présence américaine à Brest s'ouvrent au public, à l'occasion de ces trois jours de festivités, et se poursuivent jusqu'en août et septembre 2017. Une deuxième vague d'évènements commémoratifs déferlant sur le port brestois, à partir d'octobre.

Si, dès juillet 1917, le premier contingent de Marines américains a débarqué dans le port de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), c'est Brest, à la pointe de la Bretagne, qui est choisi comme port principal de débarquement du corps expéditionnaire US en France, commandé par le général Pershing. La situation géographique du port brestois - géographiquement le plus proche de l'Amérique - permet de réduire le temps de traversée des troupes et sa rade profonde - la plus grande d'Europe - permet d'y accueillir des navires de fort tonnage. Le débarquement du 6 juin 1944, en Normandie, durant la Seconde guerre mondiale, éclipse souvent celui que les Américains ont effectué "pacifiquement" à Brest, 17 ans plus tôt. Mais, celui-ci fut décisif pour mettre fin, plus rapidement, à la guerre 1914-1918.

Programme des manifestations brestoises du centenaire du débarquement américain


Extrait du documentaire "Le premier jour le plus long" de Philippe Abalan, produit par Aber Images, sur le débarquement américain à Brest en 1917


American Legend : un numéro d'été à piquer les yeux


Le magazine français de référence sur l'histoire, l'aventure et les loisirs de l'Ouest américain vous propose un numéro d'été 2017 à vous piquer les yeux. A l'image du cactus, cette plante épineuse, aujourd'hui disponible en jardinerie, mais aussi déclinée en objets estivaux : matelas gonflable, lampe de chevet, moule à glaçons, vase, verre ou T-shirt

Le cactus, justement, on le trouve au Nouveau-Mexique, nouvelle destination, proposée par American Legend, qui poursuit son tour des états américains. Une terre d'enchantement où l'on traverse des paysages majestueux et des sites ancestraux. Côté histoire du vieil Ouest, vous découvrirez  la figure charismatique de l'épopée des trappeurs, Jedediah Smith, fils d'un commerçant d'origine basque. Il fut le premier Blanc à traverser les Rocheuses et à atteindre l'océan Pacifique.

American Legend vous propose également la seconde et dernière partie de son dossier sur "Ces français qui ont fait l'Amérique". Après avoir parcouru les trois siècles (15e-18e) de présence française,  ce dernier volet vous raconte la destinée de certains de nos compatriotes, de la vente de la Louisiane au début de l'exploitation pétrolière moderne.  Enfin, la rubrique consacrée aux peintres de l'Ouest retrace la carrière de l'un des plus célèbres d'entre eux, Frederick Remington.


Feuilletez quelques pages du n°14 (Juin-Juillet-Août 2017) du magazine American Legend 

Les Champs-Elysées célèbrent le cinéma américain


Du 15 au 22 juin 2017, la 6e édition du "Champs-Élysées Film Festival" à Paris propose plus de 80 films américains et français, au cours de 100 séances, dans les 5 salles de cinéma de l'avenue la plus célèbre du monde. L'occasion d'aller à la rencontre d'acteurs et de réalisateurs, d'assister à des tables-rondes et aussi de revoir des films cultes. Tels, "Une Histoire immortelle" (1967) d'Orson Welles, "Wanda" (1970) de Barbara Loden, "Phase IV" (1974) de Saul Bass, "L'esprit de Caïn" (1992) de Brian De Palma et "Blood Simple" (1998) des frères Coen. 

C'est le réalisateur et producteur américain, Randal Kleiser, connu notamment pour avoir mis en scène le film musical "Grease" (1978), qui copréside ce festival, aux côtés de l'écrivain Pierre Lemaitre, Prix Goncourt 2013. Après les villes de Detroit, en 2015, et Chicago, en 2016, "Champs-Élysées Film Festival" fait escale à la Nouvelle-Orléans (Louisiane). 7 films ayant cette ville pour décor sont programmés. Une table-ronde sur la place du cinéma dans cette ville est également proposée, ainsi qu'une exposition d’illustrations, réunissant 48 œuvres exclusives d’artistes sur la Nouvelle-Orléans.

Enfin, à l'image du festival festival de Cannes, chaque soir, les Champs-Elysées dérouleront le tapis rouge pour les équipes des films lors des avant-premières françaises et américaines de films prestigieux.

"Champs-Élysées Film Festival" du 15 au 22 juin 2017

Le 1er Batman du cinéma jouait dans des westerns


Adam West dans "Geronimo"
Adam West, premier acteur à incarner le super-héros de comics américains Batman, en 1966, au cinéma et à la télévision, est mort, le 9 juin 2017, à Los Angeles (Californie), à l'âge de 88 ans. Comme beaucoup d'acteurs de sa génération, il a débuté sa carrière à la télévision, au début des années 1960, dans des séries westerns : "The Big Valley", "Bonanza", Bronco", "Cheyenne", "Colt.45", "Gunsmoke", "Lawman", "Maverick", "Overland Trail", The Rifleman", "Tales of Wells Fargo"  et  "The Virginian".  

En 1962, Adam West débute sa carrière au cinéma, dans "Geronimo" de Arnold Laven  (voir vidéo ci-dessous), dans lequel il interprète  un lieutenant de cavalerie affrontant le célèbre chef Apache. En 1965, il joue dans "The Outlaw is Coming" de Norman Maurer, où il interprète un journaliste enquêtant en 1871, sur le massacre d'Indiens. En 1975, il joue dans l'adaptation télévisée, par Gordon Douglas, du western "Nevada Smith" (1966) d'Henry Hathaway avec Steve McQueen. En 2005, retour au western sur grand écran, avec "Buckaroo" de James Brooks, dans lequel Adam West interprète un juge.

Mais, c'est bien sûr le personnage de l'homme-chauve-souris, qu'il a interprété au cinéma, puis durant deux ans (1966-1968) à la télévision dans 120 épisodes sur la chaîne ABC, qui a rendu Adam West célèbre aux Etats-Unis.  A tel point que l'acteur avait renoué avec son rôle fétiche, en assurant la voix de Batman, dans la série animée diffusée entre 2004 et 2006, ainsi que dans le jeu vidéo "Lego Batman 3 : au-delà de Gotham". En 2016, Adam West avait encore prêté sa voix au super-héros dans "Batman : le Retour des Justiciers Masqués" de Rick Morales, ainsi que dans le film d'animation "Batman contre Double-Face", du même réalisateur, dont la sortie est prévue en 2017.



 

Des planches originales du dessinateur Rosinski aux enchères


32 oeuvres du dessinateur Grzegorz Rosinski - parmi lesquelles une planche originale de la bande dessinée "Western" (Le Lombard) - sont mises en vente aux enchères, le 17 juin 2017, chez Christie's à Paris. Un album "one shot" à part dans l'oeuvre de Rosinski, notamment célèbre pour sa série culte des années 1970, "Thorgal", scénarisée par Jean Van Hamme, auteur de "XIII" et "Largo Winch". Celui-là même qui a concocté l'histoire de "Western". La trentaine de planches et illustrations, proposée pour la première fois sur le marché, provient directement de la collection personnelle de Grzegorz Rosinski.

"Cela m'a rappelé mon enfance, quand, avec les copains, nous jouions aux cow-boys et aux Indiens", se souvient le dessinateur d'origine polonaise qui, dans sa jeunesse, a commencé par ébaucher des croquis westerniens. "Mais, je ne voulais pas m'inspirer du cinéma western américain, ni non plus faire du Blueberry ou du Comanche, même si j'admire leurs auteurs Gir et Hermann", poursuit Grzegorz Rosinski. "Je voulais que les sensations l'emportent sur l'action et ne pas faire un western classique de plus. On y sent la fumée, la poussière, la boue, l'odeur de la terre fraîchement labourée."  (1)

Le galeriste Daniel Maghen, réputé pour proposer des planches de bandes dessinées réalisées par les meilleurs auteurs du 9e Art, s'associe de nouveau pour cette vente, à la prestigieuse maison Christie's. Des planches des maîtres historiques de la bande dessinée (Druillet, Francq, Franquin, Gibrat, Giraud, Gotlib, Hermann, Edgar.P. Jacobs, Mézières, Pratt, Schuiten, Uderzo, Vance, etc) sont également proposées, lors de cette vente aux enchères. Le public peut découvrir l'ensemble de ces sublimes pièces, dès le 15 juin 2017, chez Christie's à Paris.   


A lire également                                       (1) Propos recueillis par Patrick Gaumer, auteur de la monographie Rosinski (Le Lombard)