Il y a 143 ans était inventé le fil barbelé


C'est le 24 novembre 1874 qu'un fermier américain de l'Illinois, Joseph Glidden, dépose son brevet d'invention du fil de fer barbelé, utilisé pour clôturer les propriétés. Pour concevoir son invention, il fabrique des pointes en métal, avec un moulin à café et les fixe sur un fil de fer qu'il enroule d'un autre fil, pour mieux les maintenir. 

A peine déposée, l'invention du fermier est contestée et fait l'objet d'une longue bataille judiciaire. En effet, quinze ans plus tôt, le français Eugène Grassin-Baledans, puis, en 1865, son compatriote, Louis Janin, ont élaboré un fil barbelé. Mais, leurs prototypes présentent des difficultés de mise en oeuvre et de longévité.  

La plus-value apportée par l'américain Joseph Glidden, à ces premières recherches, est de réussir à produire du fil barbelé industriellement, à partir d'une machine permettant de le fabriquer, en grande quantité et à moindre coût. A cette fin, il créé une société, la "Barb Fence Company", à DeKalb (Illinois).

En 1881, afin de montrer l'efficacité de son invention, Joseph Glidden créé un ranch au Texas, où il regroupe 12 000 têtes de bétail, parquées dans des clôtures bâties avec son fil barbelé. Cependant, l'installation de ces clôtures provoque des conflits de voisinage entre éleveurs. Certains ranchs laissant paître leur troupeau, sans respecter aucune limite territoriale, en cisaillant les fils barbelés pour laisser un libre passage à leurs bêtes. Ce qui déclenche une véritable guerre, au cours de laquelle plusieurs personnes trouvent la mort. Résultat, en une vingtaine d'année, les ranchs finissent par se retrouver entourés de clôtures. Un épisode de la fin de conquête de l'Ouest qui a inspiré, en 1967, le dessinateur Morris et le scénariste Goscinny, pour le 43e album des aventures de Lucky Luke, "Des Barbelés sur la Prairie" (vidéo ci-dessous). 

A sa mort, en 1906, à l'âge de 93 ans, Joseph Glidden est devenu l'un des hommes les plus riches des États-Unis, en ayant acquis un hôtel, un journal et des milliers de kilomètres carrés de terres. Soit, une fortune estimée à un million de dollars de l'époque. Aujourd'hui, les visiteurs du "Barbed Wire History Museum", le musée de l'histoire du fil barbelé, à DeKalb (Illinois), peuvent encore admirer l'un des premiers spécimens, réalisé à la main, de l'invention de Joseph Glidden.




Transat Jacques Vabre : les derniers concurrents arrivent


La 13e édition de la Transat Jacques Vabre s'achève bientôt. Les trois premiers concurrents de la Class40 - dernière catégorie de voiliers à rallier Salvador de Bahia (Brésil) depuis Le Havre (Seine-Maritime) - sont arrivés à bon port, le 23 novembre 2017, entre 0h19 et 5h33.

Parmi eux, Phil Sharp et Pablo Santurde sur "Imerys Clean Energy", qui ont mené la course pendant plus d’une semaine, depuis le départ du Havre, le 5 novembre 2017. Hélas, l'équipage Jersiais-Espagnol n'est arrivé que 5 heures 14' après les premiers de la Class40, Maxime Sorel et Antoine Carpentier sur "V and B" et 5 heures 03' après les seconds, Aymeric Chappellier et Arthur Le Vaillant, sur "Aïna Enfance et Avenir". 

"Cette transat a été très extrême. C’était une belle bataille contre les concurrents et contre notre limite de fatigue physique et mentale, car il n’y a eu aucun moment de relâchement", témoigne Phil Sharp à son arrivée à Salvadore de Bahia. "

Après avoir mené la course des Class40 durant la première semaine de course, Imerys Clean Energy a perdu son avantage dans le "Pot au noir" en y rentrant à l’Ouest, même s'il en est sorti un peu plus tôt que ses concurrents. Mais, cela n’a pas été suffisant. Cependant, même s'il espérait arriver premier, le skipper Jersiais est satisfait d'avoir fait du mieux possible avec le voilier que son équipier et lui barraient. "On l’a poussé à 100% et notre stratégie était la bonne. Mais, c’est vraiment une question de design de bateau. Ce n’était pas possible de rivaliser en vitesse avec des voiliers de conception plus récente." Six autres équipages de la Class40 sont attendus à Salvador de Bahia (Brésil), dans les prochains jours.

Transat Jacques Vabre  Le Havre-Salvador de Bahia - novembre 2017

 

Salon du cheval 2017 : montez western !


Vous pouvez coiffer votre Stetson et chausser vos Santiag pour participer au Salon du Cheval (25 novembre - 3 décembre 2017), qui se déroule au Parc des expositions de Paris Nord Villepinte (Seine-Saint-Denis). 

En effet, si cette 46e édition met l’accent sur le sport, en proposant des compétitions nationales hors du commun, une large place est également accordée aux compétitions d'équitation western. Notamment, la célèbre "Battle in the Saddle", du 30 novembre au 3 décembre 2017, qui voit s’affronter les meilleurs cavaliers sur des épreuves de horsemanship, reining (voir vidéo ci-dessous), ranch riding, showmanship, trail, mêlant maniabilité et vitesse

Inspirées de la monte des cowboys pour rassembler le bétail, ces disciplines permettent de démontrer l’agilité et la maniabilité des chevaux, lors d’épreuves où les allures, les transitions, la position du cavalier et l’harmonie entre le cavalier et sa monture sont jugées. Ces épreuves, toujours effectuées dans le calme, la décontraction, prônent la sécurité et le bien-être du cheval.
 
Vous voulez tout connaître sur l'équitation Western ? Le 25 novembre 2017, retrouvez des éleveurs sur le "Rond Découverte" pour des démonstrations de la discipline. Lassos et chapeaux de cowboy au rendez-vous ! Le 2 décembre, à la carrière show, vous pourrez assister au "Madness US cutting show". L'occasion de découvrir cette discipline,
dérivé sportif de l’équitation de travail du cow-boy.

Grâce aux cavaliers du "Petit Far-West", parc équestre francilien du Pin (Seine-et-Marne), vous pourrez également monter vous-mêmes des Quaterhorses, au Rond Découverte, afin de ressentir les sensations de l'équitation western, fondée sur le respect du cheval et la complicité avec son cavalier. 

Enfin, les 1er et 2 décembre, vous pourrez rencontrer un véritable "homme qui murmure à l'oreille des chevaux", en la personne d'Andy Both. D'origine australienne, de parents fermiers, il est parti aux Etats-unis pour parfaire sa formation de cavalier auprès des meilleurs éthologues équestres, avant de s'installer en France, dans les Yvelines, au sein d'un domaine de 240 hectares, où ses chevaux vivent en liberté. Andy Both encadre des stages d'initiation à la méthode éthologique, à la formation des futurs enseignants et à la rééducation des chevaux déclarés "à problème".  


Salon du Cheval de Paris (25 novembre-3 décembre 2017), Parc des expositions de Paris-Nord-Villepinte (Seine-Saint-Denis)


Thanksgiving : le jour où des Indiens sauvèrent des colons de la famine


"Le premier Thanksgiving" - Jean-Louis Gérôme Ferris (1863-1930)
Ce 23 novembre 2017, les Américains célèbrent leur 396e "Thanksgiving". C'est en 1621, un an après l'arrivée de pèlerins puritains anglais, à bord du bateau "Mayflower" sur la côte Est de l'Amérique (futur Massachussets) qu'est fêté le premier "Jour de remerciement et d'action de grâce", proclamé par le gouverneur de la colonie, William Bradford, et partagé avec ses voisins Indiens.  

Un an plus tôt, confrontés à la famine au cours de laquelle la moitié d'entre eux périt, les colons reçoivent l'aide d'Iroquois de la tribu des Patuxets. Ceux-ci leur apprennent à chasser, à pêcher et surtout à planter du maïs. Lors de la première récolte à l'automne suivant, trois jours de prière et de fête sont organisés, les Indiens apportant des dindes sauvages à rôtir. 

C'est George Washington, premier président des Etats-Unis, qui, en 1789, proclame le 26 novembre "Thanksgiving day". Au cours des années, la référence aux premiers habitants de l'Amérique du Nord s'évanouit, pour ne plus retenir que les remerciements à Dieu et la célèbre dinde.  

Instaurée fête nationale en 1863, par Abraham Lincoln, elle est depuis célébrée le quatrième jeudi du mois de novembre. Pour l'occasion, plusieurs dizaines de millions de ces volailles sont cuisinées. Selon les régions, elles sont enrobées de sirop d'érable, accompagnées d'une farce de châtaigne, de pain de maïs, de patates douces confites ou même de choucroute. Une seule dinde est graciée symboliquement par le Président des Etats-Unis, depuis la fin des années 1980.


1961-1978 : la renaissance des super-héros Marvel


Les amateurs de comics américains, qui jusqu'ici n'avaient pu s'offrir le pavé de 700 pages et d'un prix de 150 €, "75 years of Marvel - from the Golden Age to the Silver Screen" (Taschen), vont pouvoir dévorer l'un des chapitres charnières de cet ouvrage, pour une somme plus modique (39,99 €). 

Portant sur les productions des années 1961-1978 de l'une des deux maisons d'édition de référence - avec DC Comics - "L'ère des Comics Marvel" vous raconte la genèse de la création des Fantastic Four, du retour des Avengers, Hulk, Spider-Man, Iron Man et X-Men. Sans oublier la renaissance de Captain America. Jusqu'à la fin des années 1970, Daredevil, Dr. Strange et des dizaines d’autres rejoignent le panthéon des super-héros Marvel.

Cette histoire passionnante est narrée par Roy Thomas, l'ex-rédacteur en chef de Marvel de 1972 à 74, qui a travaillé chez cet éditeur de 1965 à 1980. Il a, entre autres, participé aux séries Avengers, Conan le Barbare, L’Incroyable Hulk, X-Men et Star Wars.

À travers des centaines d’images et de témoignages, "L'ère des Comics Marvel" (Taschen) retrace la naissance de ces super-héros mythiques aux pouvoirs surnaturels. L'ouvrage nous permet également de découvrir les concepteurs et dessinateurs de ces histoires : Stan Lee (voir vidéo ci-dessous), Jack Kirby, Steve Ditko, John Romita, John Buscema, Marie Severin, Jim Steranko. "Un livre fantastique, réunissant les meilleurs comics produits par Marvel", estime Joe Sinnott, dessinateur et encreur légendaire de comics chez cet éditeur. "De loin la meilleure mise en images de l’histoire de Marvel."


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Festival du film d'histoire de Pessac : un autre regard sur l'Amérique


Si la 28e édition du festival international du film d'histoire de Pessac, près de Bordeaux (20-27 novembre 2017) fait la part belle au cinéma Britannique, des documentaires et longs métrages ayant pour thème les Etats-Unis sont également présentés. A commencer par trois documentaires sur la participation américaine à la guerre 1914-1918, célébration de son centenaire oblige.

Le 22 novembre, Grégory Laville et Jean-Yves Le Naour nous proposent "1917 : La Fayette nous voilà !", un documentaire de 54 minutes sur l’entrée en guerre des USA, dans la Première guerre mondiale, aux côtés des Français et des Britanniques. L'occasion de démontrer que ce conflit constitue surtout la confrontation de deux cultures et de deux politiques, plus que le simple paiement d’une dette historique. Suivra "1917, les Américains entrent en guerre", une sélection d'images d'archives proposée par l'établissement de communication et de production audiovisuelle de la défense (ECPAD).

Toujours concernant la Grande guerre, Sylvain Bergère et Benoit Gautier dressent le portrait de "Anne Morgan, une américaine sur le front". L'étonnante histoire d'une femme fortunée, pionnière de l’humanitaire, en Picardie, juste après la fin du conflit. Entre 1917 et 1924, 350 Américaines débarquent en France pour participer à l’effort de reconstruction. Afin d'inciter les américains à faire des dons, Anne Morgan fait réaliser de nombreux films et photos, permettant de témoigner de la vie de cette époque. Un documentaire à voir le 22 novembre.

Le festival de Pessac sera aussi l'occasion de revoir le très dense et documenté "Vietnam", des réalisateurs américains Ken Burns et Lynn Novick, déjà diffusé par la chaîne Arte. Une série de 9 épisodes de 52 minutes, qui propose une approche inédite de la guerre du Vietnam, en faisant revivre les trente années de ce conflit, à travers les témoignages d’une centaine de témoins : simples soldats, responsables politiques, diplomates, journalistes ou activistes Nord-Vietnamiens. Entre soulèvements et destructions, une tragédie qui a fait plus de trois millions de morts et a divisé l’Amérique. A voir les 25 et 26 novembre.

Enfin, dans "L'art moderne américain : une arme secrète de la guerre froide", le réalisateur François Lévy-Kuentz nous propose une vision "artistique" de la Guerre froide des années 1950. Afin de contrer les avancées du communisme en Europe, le gouvernement américain et la CIA ont utilisé l'expressionnisme abstrait et le Pop art, pour faire de New York la nouvelle capitale d'un art moderne américain "libre". A voir le 25 novembre. En écho à cette projection, le 20 novembre, la "Nuit du Documentaire", sur France 3 Nouvelle Aquitaine, diffuse "Au temps des Américains", un documentaire inédit de Yves-Antoine Judde et François Vivier, qui retrace l'arrivée de milliers d'Américains dans les régions françaises, en 1950, dans le climat menaçant de la guerre froide.

Festival international du film d'histoire de Pessac (Gironde), près de Bordeaux (20-27 novembre 2017) - Téléchargez le programme

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