San Francisco : vente aux enchères choc d'une rue chic



"C'est une petite rue, adossée à la colline, on y vit tranquille, on n'paie pas de taxes, ceux qui vivent là ont été achetés..." Les habitants de Presidio Terrace, l'un des quartiers les plus chics de San Francisco (Californie), pourraient parodier le fameux tube de Maxime Le Forestier. Sauf que, ce qui leur arrive ne les fait pas du tout apprécier, ni l'air, ni la chanson qu'on leur a fait écouter. 

Faute d'avoir réglé à la municipalité une taxe annuelle de 14 dollars (12 euros), durant 30 ans - et les amendes qui vont avec - soit une somme de près d'un millier de dollars, les riverains ont vu leur rue mise en vente aux enchères. C'est un couple d'américains d'origine asiatique, travaillant dans l'immobilier, qui en a fait l'acquisition pour 90 000 dollars (76.300 euros). 35 maisons, appartenant à des multimillionnaires, bordent cette voie privée et gardée, de forme circulaire, avec vue imprenable sur l'île d'Alcatraz.

Les acquéreurs de la chaussée sont bien décidés à tirer profit de leur investissement. Soit, en revendant la rue à ses riverains. Soit en leur faisant payer le droit de stationner devant leur propre logement. Mais, les propriétaires des maisons concernées n'ont pas l'intention de se laisser faire. Ils contestent la validité de l’achat en affirmant que les avis d’imposition ont été envoyés à une mauvaise adresse. Celle d'un comptable qui n'est plus membre, depuis longtemps, de leur association de riverains. Les résidents fortunés cherchent donc à faire invalider la vente. Notamment, en affirmant que les acheteurs de leur rue n'ont pas payé un de leurs impôts. L’affaire va être jugée en octobre 2017. A son issue, il est peu probable que les protagonistes "se retrouvent ensemble, après des années de lutte, en venant s'asseoir, autour du rond-point...", comme aurait pu le chanter Maxime Le Forestier.


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