Stephen Stills de retour avec The Rides


Après les mythiques Buffalo Springfield et Crosby, Stills, Nash & Young, Stephen Stills, a fondé un nouveau super-groupe, The RidesCe trio de blues-rock, créé en 2013, nous livre un second album, "Pierced Arrow". Aux côtés de Stephen Stills, on trouve Barry Goldberg, claviériste ayant accompagné Bob Dylan, Joe Cocker et Rod Stewart et le guitariste virtuose, Kenny Wayne Shepherd.  Un surdoué du blues qui a tourné avec Bob Dylan, The Rolling Stones, Eagles et se dit très influencé par des guitaristes tels Stevie Ray Vaughan, Robert Cray et Duane Allman.

"Pierced Arrow" est un disque d'un très bon niveau, qui nous replonge dans les années 1970, dans lequel Neil Young aurait bien pu jouer quelques parties de guitare, aux côtés de son ancien pote du Buffalo Springfield et de CSN&Y. On  y trouve des titres bluesy, mais aussi du rock, de la soul et du folk. Au total, une dizaine de morceaux qui raviront les fans de guitare.

Sorti en 2013, le premier album de "The Rides",  "Can’t Get Enough", a été nominé dans la catégorie "Meilleur Album de Blues Rock », en 2014, au Blues Music Award. C'est dire si c'est du sérieux et si la qualité des compositions est au rendez-vous, y compris dans ce second opus. Il y avait bien longtemps que Stephen Stills n'avait pas été aussi inspiré.





Flamborough Head : bataille navale mémorable de la guerre d'indépendance US


Il y a 237 ans, le 23 septembre 1779, en pleine guerre d’indépendance des Etats-Unis, Flamborough Head, la plus célèbre bataille navale de ce conflit, se déroule, au large des côtes anglaises, en Mer du Nord. Commandant une escadre, armée grâce à la France et renforcée par deux navires corsaires, le héros américain John Paul Jones intercepte un convoi de navires britanniques et s’empare de son principal navire d’escorte, le "HMS Sérapis". 

Au cours du combat, selon le récit qu'en a fait son premier lieutenant, John Paul Jones répond au capitaine britannique du "HMS Sérapis", qui lui demande de se rendre : "Je n’ai pas encore commencé à me battre." Pourtant, le navire du commandant américain, "Le Bonhomme Richard ",  est sérieusement endommagé, au cours de l'affrontement.


Ce qui n'empêche pas John Paul Jones d'échapper aux navires de guerre britanniques, lancés à ses trousses, en emportant son butin, pris sur les navires marchands anglais.  En dépit de la faiblesse des forces engagées - une dizaine de navires) - cette bataille navale reste mémorable. Même, si elle fait toujours débat chez les historiens.

D'origine écossaise, John Paul Jones est mort à Paris, en 1792, après avoir connu une vie aventureuse. Nommé contre-amiral de la flotte impériale de Catherine II de Russie, il combat les Turcs en Mer Noire, avant d'être nommé consul des Etats-Unis en Algérie. Si ses exploits n'ont pas toujours été bien acceptés par l'élite politique américaine, son action dans les eaux britanniques, pendant la guerre d'indépendance américaine, lui ont valu une réputation qui, aujourd'hui encore, dépasse les frontières des Etats-Unis.

Cindy Lauper : sa country ne vaut pas le détour


N'est pas Dolly Parton qui veut. Même, Cindy Lauper, la "Fille qui veut juste s'amuser", en faisant ici un "Detour" par la musique country. Un détour qui porte bien son nom, car très éloigné de la transcendance et de la folie, à laquelle la chanteuse new-yorkaise, aujourd'hui sexagénaire, nous avait habitués.

Pourtant, ce 14e album a été enregistré à Nashville, temple de la country. Mais, avec une vingtaine de films à son actif depuis 30 ans, sa participation à des séries policières et à des émissions de TV réalité, Cindy Lauper, a sans doute perdu l'inspiration qui l'avait habitée, lors de ses premiers albums, dans les années 1980. Ou encore en 2010, avec son disque de blues. Et, ce n'est pas en s'entourant de musiciens et de chanteurs (Emmylou Harris, Alison Krauss et Willy Nelson) mondialement connus, que notre reine de la pop parvient à sauver ce disque. Patsy Cline, Wanda Jackson, George Jones, Loretta Lynn, Marty Robbins, dont Cindy Lauper reprend ici quelques hits, doivent se retourner dans leurs tombes. Seuls quelques titres plus rockabilly - c'était le répertoire d'un de ses premiers groupes - redonnent du tonus à l'ensemble. 

En juillet 2016, lors de sa seule date française, au Grand Rex à Paris, le public a eu l'occasion de découvrir les titres de "Detour", des reprises de standards de la country des années 1940 à 1960.




Super-héroïne de comics US à 97 ans


Si vous avez pris le train, entre la voie 1 et la voie 7, à la gare d'Austerlitz, à Paris, vous n'avez pas pu rater les étranges photos d'une mamie totalement déjantée, exposées le long des quaisSon auteur, Sacha Goldberger, est ni plus ni moins que le petit-fils de cette nonagénaire sans complexe, qu'il travestit en "super-héroïne" de comics américains. 

Coiffée d'un casque rouge étoilé et drapée dans une cape à la Superman, notre Mamika (c'est son petit nom) est photographiée, dans des situations les plus étonnantes les unes que les autres : armée d'un fusil à pompe, soulevant une voiture, plongeant dans le vide depuis un buiding, etc... 

Mais, dans cette exposition on découvre également des sosies de Batman, Hulk, Cat Woman, Superman et autres Wonder Woman posant, en costume d'époque, à la manière du portraitiste flamand Rembrandt.  


Au total, une soixantaine de photographies grand format, exposées sur 200 mètres de long. Un travail né de la passion d'enfance de Sacha Golberger pour les super-héros américains. Vous-même pouvez vous faire photographier, en super-héros ou en Mamika, dans l'un des 4 photo-calls dédiés à l’évènement. Vous êtes également invité à partager ces photos sur les réseaux sociaux avec les hashtag #SachaGoldberger et #ParisAusterlitz.


Rétrospective Sacha Goldberger - Gare d'Austerlitz, 85 quai d'Austerlitz, Paris 13e, jusqu'au 30 septembre 2016

 

Danseurs US à Paris : à bas le tutu, vive le pied nu !


Plus que quelques jours pour découvrir, au Palais Garnier à Paris, l'exposition sur les chorégraphes américains qui, depuis 1947, ont influencé la manière de danser à l'Opéra de Paris. A commencer par George Balanchine, qui y créé, il y a 69 ans, le ballet  "Le Palais de cristal", avant d'y revenir dans les années 1960-1970. Avec lui, fini l'académique tutu, place aux collants et aux silhouettes épurées, bref à la modernité.

Une énergie nouvelle américaine que l'on constate à travers les costumes de scène, les notes d'intention, les photographies et les vidéos de répétition réunis dans l'exposition. Des chorégraphies influencées par le jazz, la comédie musicale et la modern dance, où le corps se libère des carcans de la danse classique. Le célèbre danseur de comédie musicale américain, Gene Kelly, vient même y créer un ballet pour notre danseuse étoile nationale, Claude Bessy.



Gene Kelly et Claude Bessy en 1960 - @ Jack Garofalo- Getty Images
Dans les années 1970-1980, c'est au tour des américaines, Carolyn Carlson et Merce Cunningham, de chambouler un peu plus les habitudes : elles dansent pieds nus et pas seulement sur scène, mais aussi dans d'autres recoins du Palais Garnier et y invitent des musiciens du métro. Jerome Robbins, le chorégraphe de la célèbre comédie musicale, "West Side Story", voit deux de ses ballets joués au répertoire de l’Opéra de Paris. 

Depuis les années 1990, l’Opéra de Paris reprend d'anciens et nouveaux ballets de George Balanchine et de Jerome Robbins, tout en s'enrichissant de créations de chorégraphes américains, reconnus sur la scène internationale, mais peu joués au Palais Garnier : Trisha Brown, William Forsythe, Martha Graham, Agnes de Mille. A l'aide de documents issus des archives de l'Opéra de Paris et de la Bibliothèque Nationale de France, l'exposition "Chorégraphes américains à l'Opéra de Paris" montre l'étonnante influence que les danseurs américains d'après-guerre ont eu sur l'histoire de la danse française. 


Exposition Chorégraphes américains à l'Opéra de Paris, jusqu'au 25 septembre 2016 - 7 à 11 €